‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 240 sur 400 · MENSONGES ANGLAIS DÉVOILÉS PAR MICER MAI · texte numérisé non relu

MENSONGES ANGLAIS DÉVOILÉS PAR MICER MAI

« qu'il aura achevé de recouvrer la santé, je lui remet- « trai cette lettre ^ . »

Ce même cardinal écrit, le 23 du même mois, que le pape est tout à fait guéri et qu'il s'acquittera incessamment de sa commission.

Pendant ce temps Micer Mai, de concert avec le jurisconsulte de l'ambassade, le docteur Ferrando, Aragonais 2, cherchait activement dans les archives du datario et ailleurs, le double ou la minute du bref de dispense envoyé en Espagne. Il ne le trouvait pas ; mais il mettait la main sur deux brefs postérieurs qui y renvoyaient et qui en supposaient l'existence.

Micer Mai déclare ensuite s'occuper activement de surveiller, de démêler et de déjouer les intrigues des ambassadeurs anglais. Il découvre les efforts qu'ils ont faits et qu'ils continuent de faire pour obtenir la condamnation du bref produit par la reine Catherine comme entaché de faux. Ces mêmes agents n'ont pas abandonné non plus la pensée de faire entrer cette princesse dans un couvent. Aux moyens de persuasion, ils ajoutent les moyens d'intimidation. Jacobo Salviati ose soutenir, à deux ou trois reprises, pour triompher des résistances de Micer Mai, que Catherine, dans l'intérêt de sa sécurité, devrait entrer dans un couvent. Elle se mettrait ainsi, disait-il, à l'abri de toute tentative d'empoisonnement ou d'assassinat!

Enfin, toujours aussi peu courtois dans la forme avec

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