‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 252 sur 400 · PREMIÈRE RÉUNION DE LA COUR ECCLÉSIASTIQUE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE RÉUNION DE LA COUR ECCLÉSIASTIQUE

Maintenant, comme le moment décisif approchait, du Bellay envoyait à la cour de France messager sur messager, car, dit-il, « il y a dans toutes les postes des « gens du duc de Suffolk qui ne me faudraient ^ en si (c bon pays : le cardinal m'en a adverti d'assez près, « et je trouve qu'un paquet s'est perdu depuis que je <( suis ici, dont suys en paine ^, »

C'est pourtant un partisan du gouvernement de Henri VIII et de la politique anglaise qui témoigne (Je telles défiances et se plaint de ce que nous appellerions aujourd'hui le cabinet noir.

Dans une lettre suivante, qui est chiffrée, il fait dire à François I" que Wolsey supplie ce prince, « très a humblement et très affectionnément qu'il écrive un « mot au cardinal Gampeggio, le priant de l'expédition « de cette affaire ^ » .

Je doute qu'il ait été tenu compte à la cour de France de cette singulière commission : mais cela prouve que Wolsey était assailli par de vives inquiétudes et qu'il cherchait à se raccrocher à toutes les branches.

Le fait est que l'affaire du divorce allait subir de grandes péripéties, mais dans un sens tout à fait opposé à celui qu'avait espéré le cardinal d'York.

Néanmoins le sentiment de méfiance que Wolsey éprouvait pour son collègue semblait peu motivé, car Gampeggio prenait alors au sérieux sa mission déjuge.

« lui usa de tenHbles termes à cause qu'il semblait Ven vouloir refroi- « dir el lui monstrer que le peuple n'y voudrait condescendre. » Histoire du divorce, tome III, p. 164-165.

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