‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 262 sur 400 · DES AGENTS IMPÉRIAUX ET DES AGENTS ANGLAIS · texte numérisé non relu

DES AGENTS IMPÉRIAUX ET DES AGENTS ANGLAIS

« terre. » A cela l'infortuné Clément VII répondit en ( versant des larmes : « Personne ne voit plus claire- ( ment que moi les affreux malheurs qui vont résulter ( de tout ceci; mais comment les conjurer, comment ( y porter remède? Pour faire plaisir à votre roi, doisje sacrifier ma conscience et déshonorer le siège apos- « tolique? La reine qui m'a écrit à ce sujet n'avait-elle ( pas le droit d'appel au tribunal du souverain pontife? »

Benett écrit ensuite à Wolsey,au nom de ses collègues d'ambassade : « Nous nous sommes consultés entre ce nous pour savoir s'il fallait tâcher de retenir à Rome c( la publication du bref d'évocation jusqu'à ce que vous « ayez rendu votre sentence à Londres. Peut-être pource rons-nous l'obtenir. Mais nous n'obtiendrons pas dac( vantage. — Ce sera au roi de savoir s'il veuV sus- « pendre le procès ou faire en toute hâte procéder au « jugement avant que l'évocation ne soit connue. «

Pour endormir le pape, Benett avait demandé qu'on retînt en Angleterre les lettres de Gampeggio, dans lesquelles il se plaignait à Rome de la précipitation avec laquelle on faisait marcher l'affaire du divorce ; d'autre part, on employait auprès de Clément tous les moyens possibles pour lui persuader de différer de signer et de publier le bref d'évocation. Mais le pape savait par la régente de Flandre, Marguerite, la lutte désespérée que Catherine soutenait pour l'honneur de sa fille et pour le sien. D'un autre côté, les impérialistes assiégeaient chaque jour le Vatican en se plaignant de ce que Sa Sainteté laissait se continuer le procès en Angleterre, contrairement à ce qui avait été convenu, et en menaçant, de la part de Charles-Quint, si les promesses

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