‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 263 sur 400 · CORRESPONDANCE DE CAMPEGGIO ARRÊTÉE · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE DE CAMPEGGIO ARRÊTÉE

faites étaient violées, de chercher un remède ailleurs!

Clément VII était donc tiraillé en sens contraire par deux monarques également impérieux. Il se lamentait sur la cruelle situation où il se trouvait placé et disait qu'il souhaitait de mourir.

Wolsey avait approuvé la conduite et le plan du docteur Benett ; mais Gampeggio, étonné de ce que l'on ne répondît pas de Rome à ses communications, résistant énergiquement aux désirs de son collègue, et voulant attendre des informations plus précises, prorogeait la cour d'ajournement en ajournement, jusques aux derniers jours de juillet. Sa résolution, très fermement exprimée sur ce point, était contraire aux désirs de Wolsey, qui aurait voulu que le jugement fût prononcé sur-le-champ. La dissension entre les deux légats s'accentuait donc de plus en plus.

D'ailleurs Gampeggio avait enfin appris que l'évocation avait été décidée en principe par le pape, et il réclamait à ce sujet des instructions nouvelles. Il demandait s'il devait garder entre ses mains le bref d'évocation quand il lui parviendrait ou le communiquer immédiatement au roi; il voulait savoir quel mode de procédure serait adopté pour mettre ce bref à exécution, si l'on citerait directement le roi à comparaître en personne en cour de Rome, sous peine d'excommunication, ou s'il pourrait envoyer un fondé de pouvoir pour le représenter. — Au surplus, môme en admettant cette dernière hypothèse, le fier Henri YIII consentirait-il à ôtre cité, comme un simple particulier, devant une cour étrangère ?

Ce prince, qui, pendant vingt ans de règne, n'avait jamais connu d'obstacle à l'exécution de ses volontés, ni

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