‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 270 sur 400 · LE CARDINAL BATTU EN BRÈCHE PAR LADY ANNE · texte numérisé non relu

LE CARDINAL BATTU EN BRÈCHE PAR LADY ANNE

encore une conférence avec le roi, et même, suivant un chroniqueur, aurait siégé au conseil.

Quoiqu'il en soit, il repartit pour Londres, ce jour-là même, ainsi que Gampeggio, après avoir dîné avec lui au palais de Gratfon.

Pendant ce temps, Henri vivait avec Anne de Boleyn, qui ne cessait d'empoisonner toutes les actions de l'homme d'État qu'elle cherchait à renverser et qui ne manquait pas de dire que si les ducs de Suffolk et de Norfolk, ou le vicomte de Rochford, son père, eti avaient fait autant, ils n'auraient plus la tête sur leurs épaules. Le dévouement et les grands services de Wolsey pouvaient-ils balancer longtemps encore les importunités d'une femme éperdûment aimée, qui, ayant elle-même plus d'ambition que d'amour, feignait de ne vouloir donner son cœur qu'à condition qu'on lui sacrifiât le ministre, objet de son envie et de sa haine ?

D'ailleurs Henri croyait savoir que Wolsey s'était joint à Gampeggio pour supplier le souverain pontife d'évoquer une affaire que l'un et l'autre trouvaient pleine de périlleuses difficultés, et dont ils cherchaient à se débarrasser à tout prix, qu'à la vérité les deux légats demandaient en môme temps au Saint-Père de casser le mariage de Gatherine en vertu de son autorité ; mais le roi ne pouvait pardonner à son ministre, à son vieux favori, d'avoir ainsi, sans l'en prévenir, abandonné la partie, et contribué à faire dissoudre cette môme cour ecclésiastique dont il avait fortement sollicité la formation. G'est probablement au sujet des lettres écrites au Saint-Père par Wolsey, à cette occasion, et du peu de franchise de sa conduite qu'avaient eu lieu les explica-

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