‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 272 sur 400 · CAMPEGGIO MIS EN LIBERTÉ ARRIVE A CALAIS · texte numérisé non relu

CAMPEGGIO MIS EN LIBERTÉ ARRIVE A CALAIS

ses pouvoirs ont été révoqués ; « je ne vois plus en vous, « ajoute-t-il, qu'un prélat de mon royaume, un évêque « de Salisbury, qui doit à son souverain respect et fidé- « lité.

« Vous devez savoir, dit-il en finissant, que mes suci jets ont vu avec peu de satisfaction que mon procès « n'ait pas eu une meilleure issue. Quant à moi, n'ai-je a pas quelque raison de mettre en doute la sincérité de ce votre amitié, quand j'ai vu que vos actes étaient c( si peu en rapport avec vos protestations de dévouec( ment ^ ? »

Néanmoins Henri ne mit aucune opposition au départ de Gampeggio, qui profita de sa liberté pour s'embarquer à Douvres et arriver à Calais, où il put enfin respirer plus à l'aise.

C'est sur Wolsey que l'on chercha à fare retomber la responsabilité de tout ce qui s'était passé. Il faut rappeler ici que, pour défendre les intérêts de l'Angleterre, Wolsey avait demandé à être envoyé à Cambrai, où se négociait un traité entre François I" et l'empereur : comme ce traité se débattait au moment où Campeggio allait arriver en Angleterre, on rappela cette démarche où l'on ne voulut pas voir un acte de sincère patriotisme, mais un prétexte pour éviter de siéger parmi les juges du procès de divorce; cependant l'événement prouva que les intérêts anglais avaient été mal soutenus et à peu près sacrifiés à Cambrai.

1. Lettre du 28 octobre, de Henri à Gampeggio, n» 2G77 : Lettersand Despalchcs, etc. Cette lettre est contresignée par Gardiner : elle avait été probablement composée par ce nouveau secrétaire du roi. Peut-être netait-il pas bien politique de s'aliéner ainsi un prince de l'Eglise, que l'on traitait si bien la veille pour s'en faire un partisan. .

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