‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 322 sur 400 · Wilk, Concilia. In-fol., tome III, p · texte numérisé non relu

Wilk, Concilia. In-fol., tome III, p

AMENDEMENT JNTRODUIT PAR WARHAM. 417

tum per leyem Christi liceat. Henri, à qui les commissaires royaux vinrent soumettre cet amendement, commença par se fâcher très vivement : ce Mère de Dieu ! a s'écria-t-il, je croyais me moquer des évêques et ce « sont eux qui se moquent de moi î Retournez auprès « d'eux et dites-leur que je n'ai que faire de leur quan- (( tuniy ou de leur tantum. Que l'on vote suivant ma « volonté, voilà tout ^ ! »

Cependant on fît comprendre au roi que, tant que Rome n'avait pas prononcé son jugement doctrinal contre le divorce, il restait une chance dont on ne devait pas se priver, qu'il pouvait être utile de laisser entrevoir la rupture, mais qu'il serait intempestif et impolitique delà consommer sur-le-champ.

Il CI ut donc devoir se contenter de cette formule : « Le « roi est reconnu comme le premier protecteur, le seul « et suprême seigneur de l'Eglise et du clergé d'Angle- (( terre, autant que le 2:termet la loi du Christ. » Ainsi il y avait dans ces derniers mots un lien fragile qui rattachait encore la monarchie britannique à l'unité romaine. Ce lien, Henri le romprait sans peine plus tard, si son divorce était définitivement condamné par le souverain pontife.

On serait étonné que Fisher et Polus n'eussent pas adhéré à la proposition de Tunstall, si l'on ne savait pas que tous deux avaient protesté par leur absence -. Du reste, dès 1529, quand le roi et W'olsey kii-même

1. 1 will hâve no quantum nor tantum in llie business, but Irt it be done. The life and Death of the renowed John Fisher, bishop of Rochester. By Thom. Bayley, London, 1740, in-l2, p. 135.

2. Polus dit formellement qu'il n'y assistait pas : Ditm hax stalucrentur, non adfui, etc., xix-Lxxxn.

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