‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 324 sur 400 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Nouvelle pression vainement tentée sur Catherine. -- Sa disgrâce et son renvoi de la cour. — Délais demandés au pape par les ambassadeurs anglais. — L'état d'hostilité contre Rome va toujours s'aggravant. — Bref d'avertissement adressé par Clément "VII à Henri. — Suppression des annales par le Parlement.— Proposition du député Nicolas Temse, favorable à Catherine. — Démission de Thomas Morus. — Nouvelle ambassade anglaise à Rome. —Henri ne veut pas se faire représenter devant la cour du Consistoire par un procureur fondé : il envoie un excusateur. — Dispute très vive entre les ambassadeurs impériaux et les agents anglais. — Clément VII accorde à ceux-ci de nouveaux délais et réclame l'intervention de François l^'"" dans cette affaire. — Excellente attitude de ce prince.

Le clergé et le parlement, qui représentaient les forces vives de toute l'Angleterre, s'étaient prononcés contre la validité du mariage de Henri VHI : Catherine semblait abandonnée de tous. Anne de Boleyn, impatiente d'avancer l'heure de son triomphe, obtint de Henri qu'on profitât du découragement où devait être tombée sa rivale, afin de l'engager à cesser toute résistance. Une tentative de pression fut donc encore exercée sur cette noble et malheureuse princesse.

Aussitôt après la prorogation, Henri VHI envoya à Catherine plusieurs seigneurs de sa cour, qui lui proposèrent de s'en rapporter, sur la question de validité du mariage, à l'arbitrage de quatre lords spirituels et de quatre lords temporels de la chambre haute. Les commissaires firent encore valoir les inquiétudes de con-

Page 1