CHAPITRE XXIII
^ l. — Henri VllI devient peu à peu persécuteur. — Sermon véhément d'un père franciscain de l'Oijservance, en présence du roi qu'il compare à Acliab. — Le lendemain seulement, Henri envoie son chapelain au couvent de l'Observance. — Le chapelain ayant été mal reçu, le conseil des ministres fait comparaître devant lui le prieur, et le condamne au bannissement ainsi que le prédicateur. — Tous les religieux du couvent sont bientôt après condamnés à la môme peine. — Singulière réalisation, au moins dans une certaine mesure, de la prophétie faite au nouvel Achab.
g H. — Le père Forest et sa correspondance avec Catherine. — Les prédications de l'extatique Elisabeth Barton. — On incrimine sous le rapport politique les relations de Fisher et de Thomas Morus avec elle. — Fisher poursuivi et misa l'amende, Morus justifié en celte occasion. — Interrogatoire et réponses de Thomas Morus. — On met Fisher et Morus à la tour de Londres, jjour n'avoir pas voulu prêter le serment de succession. — On confisque leurs biens et on les retient au cachot. — Suprématie spirituelle du roi proclamée dans tout l'empire britannique.— Fisher et Morus refusent do prêter serment à cet acte de suprématie. — Condamnation, sup])lice et altitude héroïque de Fisher. — Procès criminel, défense et condamnation de Morus. — Sa fermeté, sa mort. — Indignation (jue ce supplice insi^rre au monde politique et lettré de rEuroi>e. — Supplice de plusieurs religieux.
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tJn publiciste anglais a appelé Henri \'11I le pltis incontrôlable des hommes ^ Il est, en elïel, peu de sou-
1. X Henry, by nature the uio^it incontrôlable ol munkind. ^) Uul»