TEXTE DE SA LETTRE
« responsable des suites d'une pareille faute ^ »
Gomme Isabelle connaissait le crédit de Puebla auprès du roi d'Angleterre, elle conjecturait, non sans fondement, qu'il était de connivence avec ce prince, qui lui donnait toute sa confiance, surtout pour les affaires d'Espagne.
Le môme jour, ou le lendemain, la reine écrit encore au duc d'Estrada une lettre non moins forte et beaucoup plus étendue.
« Puebla nous apprend que l'on parle du mariage de ma fille avec le vieux roi, ce serait une chose néfaste, s'écrie-t-elle, une chose qui ne se serait jamais vue et dont la seule mention souille les oreilles -. Si vous en entendez parler, dites que l'on ne peut pas même supporter une telle idée. . . »
Elle avait averti Puebla du prochain départ de sa fille, elle insiste d'une manière plus pressante encore sur ce départ, dans la dépêche suivante adressée au duc d'Estrada :
« Demandez sur le champ une audience de congé au roi d'Angleterre, et, s'il ne vent pas consentir immédiatement à une promesse de hiariage entre le prince de Galles et Catherine, faites partir la princesse sans même attendre la restitution des 100,000 écus antérieurement livrés pour sa dot, non plus que la remise du douaire promis.
« Ce serait un déshonnête et barbare procédé, de la part du roi d'Angleterre, que de retenir par la force ce
1. Lettre du II avril 1503, recueil do Bergenrolli, tome l''"', p. 20i, n» 359.