‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 63 sur 400 · DEMANDÉES PAR LES DEUX PARTIES · texte numérisé non relu

DEMANDÉES PAR LES DEUX PARTIES

consommé son mariage avec le prince Arthur. Le fait est pourtant que, malgré le mariage fait et célébré, ce mariage n'a jamais reçu sa consommation. Il est très connu en Angleterre que la princesse Catherine est encore vierge. Mais, comme les Anglais sont toujours portés aux chicanes et aux difficultés, il nous a paru plus sûr et plus prudent de procéder comme si la consommation avait eu lieu, et de demander la dispense du pape pour accomplir pleinement les clauses du traité à cet égard. Il faut, pour assurer la couronne aux enfants à intervenir, que leur légitimité ne puisse pas être mise en doute ^ »

Cette lettre est fort remarquable : elle constate le fait que Catherine ne cessa jamais d'affirmer.

De son côté, Henri témoignait aussi son désir empressé d'obtenir la dispense pontificale. C'est ce que prouve la lettre suivante :

« J'avais écrit au pape Alexandre VI et au pape Pie III, afin de leur demander la dispense nécessaire pour le mariage de la princesse Catherine d'Espagne avec Henri, prince de Galles, Ces deux papes m'avaient fait des réponses favorables ; leur mort prématurée et la lenteur des formalités de la chancellerie, ont seules empêché l'expédition de cette pièce.

(( J'ai renouvelé cette demande à plusieurs reprises, par mes ambassadeurs; aussi Sa Sainteté a bien voulu promettre qu'elle m'enverrait cette dispense par Robert Sherborne. Cependant Sherborne est revenu à Londres sans la dispense, et il semble même que rien n'ait été fait à Rome à ce sujet. J'ose presser de nouveau Sa

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