DISPENSES PONTIFICALES
père, et laisse un fils ou des fils nés de la princesse Catherine, durant son mariage, Henri VII promet de créer prince de Galles le premier né de ces fils, et de faire tout ce qui sera en son pouvoir pour assurer audit fils la succession au trône après sa mort.
« 9° Les parties contractantes promettent de ratifier le présent traité dans le délai de six mois à dater de ce jour.
« Richmond, 23 juin 1503. »
On ne saurait pousser plus loin que ne le fait Henri VII les précautions de procédure. Les diverses clauses de ce contrat révèlent la nature méfiante, cupide et mesquine de ce légiste, ou plutôt de ce procureur couronné. Il fera examiner à Londres le poids et le titre de toutes les valeurs livrées par Ferdinand. Grâce à ses orfèvres, à ses experts-jurés, il espère bien n'être pas trompé sur les bijoux.
Cependant, quand le contrat de mariage eut été signé parle prince Arthur et la princesse Catherine, Henri parut d'abord, non moins que le roi et la reine d'Espagne, pressé de terminer cette affaire. Avant même que le traité matrimonial, ratifié d'abord par le roi d'Angleterre, l'eut été aussi en Espagne, Ferdinand, pour remplir l'une des premières conditions de ce traité, écrivit à Rome afin de demander au pape des dispenses en faveur du mariage projeté ^ Il importe de recueillir et de citer le passage suivant de sa lettre :
« Dans le dernier traité matrimonial conclu avec Henri VII, il a été dit que la princesse Catherine aurait
I. Les ratifications furent faites à la fin du mois de septembre 1503 par Ferdinand et Isabelle.