‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 93 sur 400 · FERDINAND SUR LE POINT DE DÉCLARER LA GUERRE · texte numérisé non relu

FERDINAND SUR LE POINT DE DÉCLARER LA GUERRE

espéré d'une expédition que Maximilien avait tentée en Italie ; il avait calculé que, si ce prince chassait Ferdinand de Naples, Userait facile aux troupes impériales, avec le secours des Anglais, de chasser aussi ce prince de la Gastille; mais la bataille de Gadoro, où Maximilien et les impériaux furent vaincus, vint ruiner de ce côté toutes ses espérances.

Plus tard, il rechercha la main de la princesse Marguerite d'Autriche, et voulut faire partie de la ligue de Gambray, d'où il aurait fait exclure Ferdinand. Mais Marguerite persista dans des refus déjà exprimés ; au contraire, Ferdinand, qui se faisait compter très-haut sur le continent par son habileté et ses succès, fut admis dans cette ligue, et Henri ne put en faire partie.

Tous les plans de Henri échouaient donc tour à tour et le terrain manquait sous ses pieds.

Ferdinand, poussé à bout par cette politique hostile et cauteleuse, résolut de cesser tout commerce avec Henri Vn . Il demanda formellement qu'on lui renvoyât en Espagne sa fille, la princesse de Galles. Mais le roi Ferdinand déclarait vouloir rompre avec le roi d'Angleterre. Gelui-ci levant enfin le masque déclara que, quand même le mariage de la princesse avec son fils ne s'accomplirait pas, il ne permettrait pas qu'elle quittât l'Angleterre. Il entendait donc garder la princesse de Gialles comme une espèce d'otage. G'était le dernier mot de sa politique; il justifiait ainsi les soupçons de duplicité et de perfidie dont il avait été l'objet.

Pour le coup, Ferdinand éclata. Il se sentit atteint au cœur, comme père; dans son honneur, comme monarque. «Pour délivrer ma fille, s'écria-t-il, je risque- « rai, s'il le faut, mon royaume et ma personne, je

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