‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 96 sur 400 · ÉDUCATION CLÉRICALE DE HENRI VHI · texte numérisé non relu

ÉDUCATION CLÉRICALE DE HENRI VHI

dinal. . . — Pourquoi môme ne serait-il pas devenu pape un jour? On ne serait pas surpris que cette idée eût traversé le cerveau du premier des Tudor ; elle aurait semblé devoir convenir à cet esprit toujours prêt aux ambitions les plus étranges, à ce caractère entreprenant et aventureux.

Ce même duc d'York qui devait finir par devenir le roi Henri VIII ^ ne fut pas pape de l'Eglise romaine : mais il voulut être pape de l'Eglise d'Angleterre ; c'est ce que son père n'avait ni ambitionné ni prévu.

Quoi qu'il en soit, le jeune duc d'York commençait, dès l'âge de sept ans, à apprendre la musique religieuse, où il excella bientôt, d'abord comme chantre, puis même comme compositeur ^.

A l'âge de neuf ans, il parlait latin avec une facilité merveilleuse. A dix ans, il apprenait la Scolastique, et on lui faisait lire la Somme de saint Thomas d'Aquin.

Il eut donc de bonne heure, — de trop bonne heure peut-être — cette demi-science théologique, qui est si dangereuse quand elle n'est pas réglée par un esprit de soumission et d'humilité.

Quand il fut devenu prince de Galles après la mort de son frère Arthur, on le forma aux exercices du corps, au maniement des armes, où il ne tarda pas à exceller. On le regardait comme un chevalier accompli. Il

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