‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 100 sur 186 · L'Étoile, Journal, t. II, p · texte numérisé non relu

L'Étoile, Journal, t. II, p

1«8 CATHERINE DE BOUIIBON.

avait son système et ses chefs : La Rochefoucauld en Saintonge, La Trémouille en Poitou, Rohan à la Rochelle, et Turenne à Sedan.

Henri IV savait que la séduction des honneurs et l'oppression d'une autorité rigoureuse n'auraient aucun pouvoir sur eux. Il soupçonnait Turenno de reprendre le projet qu'il avait autrefois formé d'établir une sorte de république protestante dont il eût été le premier magistrat. Mieux que personne enfin, il connaissait les causes de l'attachement de son ambitieuse noblesse pour la religion réformée.

La hiérarchie calviniste favorisait singulièrement ces intentions rebelles. On sait que tout le pouvoir de l'Église de Genève reposait sur l'assemblée des anciens, nommée comistoire^ présidée par le pasteur qu'on appelait modérateur^ assisté de ses ministres ; que, du consistoire, les affaires se porient au synode provincial composé des députés \ chaque consistoire, et de là au synode national, que ces synodes ne pouvaient se tenir qu'avec [le permission du roi, qui y envoyait dos comissaires. Les assemblées ])articu Hères ou géné-

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