‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 109 sur 186 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Espoir de Gatheriue d'épouser le coinie de Soissons. — Conduite de ce prince avant le combat de Fontaine-Française. — Henri IV décidé à détruire l'illusion de sa sœur. — Sully chargé de cette mission. — Ses scrupules^ — Son entretien avec Henri. « Sully à FouUiuebleau. — Entourage de la princesse. — Conversation de Catherine et de Sully. — Colère de Catherine. ~ Lettres de Henri IV i Sully. — Services rendus par Sully à la princesse. — Regrets de Catherine. — Sa réconciliation avec Sully.— PersisUnce de ses regrets. — Reproches adressés par Madame de Rohan k Henri IV.— Lettre de Catherine à Henri IV.— Maladie, lassitude de la princesse; son désir de quitter la cour. — Lettres au duc de la Force. — Pénible réconciliation de la princesse avec Henri IV. — Motifs de son retour ii Saint-Germain. — Rapports de la princesf e avec les calvinistes. — Intrigues du parti calvini&te. — Surprise d'Amiens. — Lettre de Henri IV à la princesse. — Succès de Henri. — Désarmement de la Ligue.

Au milieu de ces épreuves, il restait à la priucesse une espérance qui allégeait ses peines. Elle se flattait toujours que Henri IV, touché de sa patience et de son dévouement, consentirait enfin à son mariage avec le comte de Soissons, et elle comptait sur Tappui de Sully pour atteindre ce but de ses plus chères espérances. Mais Henri demeurait inflexible, et à ses griefs contre le comte vint encore s'ajouter, en. 1395, une nouvelle faute de ce prince.

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1 Oi CATHERINE DE BOURBON.

L'Espagne menaçait alors nos frontières, et le connétable de Castîlle avait pris Vesoul. Biron défendait la Bourgogne. Henri avait rassemblé son armée pour ladler le soutenir, quand le comte de Soîssons dérangea ses plans par la plus audacieuse prétention. Il voulait oemmander les tr(mpes immédiatement après ie roi, comme grand maître de France, fet se placer ainsi au-dessus du maréchal de Biron. Henri refusa, et le {»*ince, suivi de ses hoDMnes d'armes, abandonna, dans sa colère, l*atmée à la vieille d'une bataille.

C'était celle de Fontaine-Française, dont Henri IV rendit compte à sa sœur dans une lettre (Jue Thistoiré a conservée, lettre de laquielle nous ne citerons que cette seule phrase : Ceux c^^ h X^4^9^^ ^^ *V sont pas trouvés y doivent avoir bien ^ ' du regret ^^ » allusion évidente faite par te mali^

^ '^ cieux fienri au coupable ainaiit de sa sœur. Ca^ therine essaya en vain de l'excuser ; le comte de Soîssons lui-même, se repentant trop tard, voulut expliquer sa conduite dans dfeux lettres qu'on lit encore dans plusieurs recueils. Sa détection rap-

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