Poirson, Hùt, du règne de Heiiri IV, t. I, ch. v, p
2. Voir aussi de Thou, Mém,, t. XI, p. 367; Sully, c. 80, I., p. 273. B. édit. Michaud ; Histoire de PÉdit de Na?ite6,
liv. IV, t. I, p. 492.
r « Ma chère sœur, il faut que les déplaisirs talonnent toujours les constentements. Vous pouvés penser quel plaisir je debvois avoir du succès d'Amiens, et quel regret j*ai dans Tâme de voir le cours de ma bonne fortune arrêté par un débandement général de mon armée, qui, l'argent à la main, n'a su être empêché, tant la légèreté des François est grande et l'exemple pernicieux des grands a été suivi I Je ne me plains de personne, mais je me loue de peu. Sik disent que je leur ai donné congé, me le devoient-ils demander. J'avois, jeudi au soir, cinq mille gentilshommes; samedi, à midi, je n'en ai pas cinq cents. De l'infanterie, le débandement est moindre, bien que très-grand. Le conseil avoit été bien tenu, les résolutions bien prises, les sujets de bien faire très-beaux, les soldats ennemis étonnés, leurs villes effrayées; mais qui, ainsi que Dieu, peult faire quelque chose de rien ? Pour avoir la connoissance de tout ce que dessus plus que nul, et pour y être plus intéressé en l'honneur et au profit que nul, j'en porte plus de regret. Je monte à cheval, et vais faire reveue de mes restes, puis