CHAPITRE IX
ébranler sa résolution. Cependant il n'insista pas davantage. Un des traits remarquables du grand caractère de Henri était son respect pour la liberté de coa^ience. A une époque où les souverains se montraient si peu tolérants à cet égard, il n'agit jamais contre elle ; et lorsqu'il croyait devoir disposer du cœur, des sentiments, de la personne même de sa sœur, il s'arrêtait devant l'indépendance de sa foi, quelque impatience qu'il en éprouvât. En effet, il savait que la cour de Lorraine avait déjà reçu un avertissement du 1^^ pape pour défendre au duc de Bar de s'allier sans /^ • ^^* ^ dispense à la princesse, et que les évoques de France refusaient de célébrer le mariage en de telles conditions. D'un autre côté, le synode réuni à Montpellier le condamnait également. Hen^n craignit les conséquences d'une telle lutte, et termina les négociations par un acte de vigueur, dont l'audace presque sacrilège eut, comme nous le verrons, lis pilas tristes résultats pour Catherine.