‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 154 sur 186 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Difficultés de la situa ion de Catherine à la cour de Lorraine. — Nouvelles conférences religieuse?. — Inquiétudes du duc de Lorraine. — Lettre de la duchesse k Momay.— Jubilé de 1600.— Départ secret du duc de Bar pour Rome. — Refus du pape Clément VIII d'accorder la dispense de son mariage. — Décision et conseils du pape adressés à la duchesse. — Retour du duc de Bar en Lorraine. — 11 vit séparé de la duchesse. — Douleur de Catherine. — Son voyage à Paris. — Conférences présidées par révéque d'Évreux— Persistance de la duchesse et joie de ses amies. — Lettre de Catherine au pape . — Lettre de Henri IV au pape et au cardinal d'Ossat. — Efforts du cardinal d'Ossat. — Intérêt du pape pour la duchesse. — État de santé de Catherine. — Coniitions sous lesquelles la dispense est obtenue. — Ses lettres au roi. — tSa maladi*, sa mort, SOS funérailles. — Dernières vues sur son caracUMe.

Ces lettres donnent une idée eïéSÎ^^ ^^ Texis- P tence de la duchesse de Lorraine, de son dévouement à Henri IV et de la parfaite intelli^nce qui régnait entre elle et le duc de Bar. Cependant quelques chagrins affligeaient déjà son âme. Arrivée à Nancy avec ses dames et ses serviteurs calvinistes, et décidée à conserver sa croyance, elle avait essayé de la pratiquer sans éclat, mais avec sa rigidité ordinaire. Ne pouvant le faire dans le palais ducal, elle se retirait dans ce but au château de Sans-Soucy, près éf* Nancy. lii, dans une

ancienne grange transformée en chapelle, elle assistait régulièroraent aux officies de sa religion. La population lorraine sMrrita de ces pratiques, et le surnotti de Malgtarïqe^ qui fût donné au château de Sans-Soucy depuis cette époque, est encore maintenant un témoignage de cette impres-sion publique.

La tolérance du duc de Lorraine envers Catherine ne pouvait être longue. Nous savohs coîhbien de déceptions avaient suiti le mariage de son fils. D'un autre côté, le duc de Bar, très-épris de sa femme, devenait aussi dévoué qu'elle-même aux intéuêts frânçaisi Ces ciroonstatiœ^ alarnàaiettt la cour de Lorrailie, et Charles IH rfegreltalt de plus en plus fl'aVoii^ côhsehti à fciiï^e entret datis sa fhntille la princesse calviniste. Celle-ci, vaguemfeitt informée de ces mécontentements, s'efifoi^içalt de les dominer en redoublant 3e prévenance^ et de grâces, et en resserrant les liens qui unissaient le duc à Henri IV. Cédant aux supplications du prince, dont les scrupules religieux s'éveillaient avec l'attachement conjugal, elle demanda h recevoir de nouvelles iostructions catholiques. Les

Page 1