‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 156 sur 186 · CHAPITRE XI. aoi · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. aoi

cesse d'Orange, la duchesse de Bouillon et la princesse de Nassau, achevaient de la maintenir dans ses. idées religieuses. Elle entra ainsi dans la plus cruelle période de sa triste vie, et se créa des infortunes dont elle ne put, au premier abord, mesurer toute la profondeur. Le duc de Bar, à la fois dominé par sa tendresse pour elle et dévoré par les remords, n'osait ni la contraindre ni la protéger contre l'animad version croissante de la cour. Les conseillers politiques et les directeurs spirituels de ce faible prince, craignant évidemment que dans cette lutte la duchesse ne s'emparât seule de l'esprit de son époux, formèrent alors un projet auquel on peut croire que le duc Charles III lui-même ne fut pas étranger.

On touchait aux premiers jours du dix-septième siècle, et un jubilé solennel allait s'ouvrir à Rome. Cette grâce de l'Église permettait au prince de Lorraine d'obtenir, avec le pardon du pape, la

guerre, elle fut eondui^ au chaiean de Niort. Ses stances sur la mort de Henri IV eurent une juste réputation. Elle mourut à Paris sans alliance, le 20 septembre 46'fG, après avoir vu le mariage de Marguerite do Roban, Tunique béritière do «on frèro, avec Henri do Chal)()t.

rémission de sa faute. Un moine cordelier qui dirigeait sa conscience, soutenu pat 11^ avis dii marquis de Beauvau, son premier gehlllhoimUii*, lui conseilla de partir pour ritaliiB et de êolliciter lui-même Fabsolution qu'il désirait si ardemment. Après quelques hésitations, le prince quitta Nàttcy, accompagné de M. de Bèauvau, du rtioine soh confesseur, et d'un secrétaire intime dU duc de Lorraine son père. Le prétexte ostensible du voyage était d'aller demander k dispense nécessaire à la légitimation du mariage ; le motif stecrfet ^it d'obtenir du pape l'ordre de répudier la princesse, de rompre le mariage et de permettre au duc de contractet' une autre union;

Arrivé à Rome, le duc descendit en simple pèlerin au couvent de la Trinité-du-Mont, et cotiserva pendant quelques semaines un strict incognito. Il essaya de se mêler aux étrangers qui étaient chaque semaine admis à recevoir collectivement l'absolution pontificale ;9Â|||At soit que sa présence eût été révélée à dessein^ soit que le hasard l'eût fait reconnaître, il fut éloigné du pnpe et forcé de confier sa demanflo h dos intermédldi-

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