‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 169 sur 186 · COMMISSION DF LA PRINCESSE CATHERINE · texte numérisé non relu

COMMISSION DF LA PRINCESSE CATHERINE

De par Madame y sœur unicque du roy.

A nostre cher et bien am^ le cappitaine Incamps, commandant au château de Lourdes, salut : Il auroit cy devant esté ordonné pour la garde et seureté dudit chasleau, vingt cinq soldats en garnison qui y auroient esté futreU^nus et soudoyés par long temps et jusques à ce

qu'on a pensé que les troubles venoient à prendre quelque fin tant en ceste souveraineté qu'en la comté de Bigorre, et à présant qu'au lieu de cesser ils s'augmentent toujours par la malice desbordée de ceux qui tiennent le party de la ligue, qui ne taschent qu'à surprendre e envahir les villes, chasteaux, places et forteresses tenue par les bons et fidelles subjets du roy nostre très honor seigneur et frère, il est nécessaire, pour le bien de so service, soulaigement et conservation de ses subjets, d remettre au présent estât la dite garnison; à ceste cause nous vous ordonnons par ces présentes de incontinar faire aller audit chasteau le nombre complet de soldat que cy devant avoient acoustumé d'y estre mis pour tenir garnison, au payement et solde desquels sera cj après pourveu ainsy que cy devant a esté fait. De ce fair nous avons donné et donnons plain pouvoir, authoritt mandement et commission spécialle par ces présantes.

Catherine de Navakbk.

Par Maxlame^ De Lafont.

Donné an château de Pau, le i**»" jour île juing l'an mil cinq cens quair* vingtz et dis.

336 ('ATHEHINE DE ÉdURBON.

LKTTHE DE CATHERINE AU CAPITAINE INCAMPS

Cappitàine Incatnps^

Je aelibèrë dé partir de césté ville pour m'achëmînér on France et aller desiiite à îhblose^ de lundy proéhaln en huict jours, qu'il me faut vous dire que ne f alliez d'àssëinblet et faire tenir prest autant d'arqiiebusiers à cheval que pourrez, et avec yceulx vous rendre, le dimanche \ iht-cinqùième du présent mois, au liëù de Sauvatgnon ou autre village des environs, ou estant je vous fefày entendre ce qu'il faudra que vous faictes. A tout je prie Dieu, cappitaine Incamps, qu'il soit vostre garde.

Vostre bonne amye,

A PiiUj re stbwedy; xtiii octobre 1592.

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