‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 95 sur 186 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

des confidences adroitement faites aux daiïies et aux amies de la prii^icesse, laissa entçncjre qu'il savajt une partie des intentions du roj ei^yers J,e comte de Soissons^ et qu'il pouvait agir en sa faveur. Ces demi-confidences furent répétées à la princesse, qui manda Sully chez elle et lui dit avec émotion* :

« Est-il vrai, comme certaines personnes le prétendent^ que vous puissiez aider M. le comte de Soissons à regagner les bonnes grâces dij roi ? Si cela était, je vous en aurais une éternelle reconnaissance * . »

Rosny répondit qu'en effet il avait eu plusieurs entretiens avec le roi à ce sujet, et qu'il savait par quel moyen Ig prince pourrait obtenir son pardpp et retrouver sa faveur. Pressé de s'çxpliquer, il ajouta que « Henri lui avait confié ses griefs contre le comte de Soissons ; mais que, dans la persuasion oîi il était que ses torts s'effacerai^tavecletenjps

1; Voy. aussi Amours du grand Alcandre. La princesse est désignée sous le nom ^ Grassinde et le comte de Soissons sous belui de Floridor ou de Palamède.

2i (Ecoiu roy., t. Il, édit. Pctitot;

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elles événements, il les pardonnerait si certaines promesses échangées entre Madame et le prince lui étaient remises, et s'ils consentaient, dans l'intérêt de son autorité et pour l'exemple de la cour, à démentir des serments qui ayant été prêtés en son absence et ignorance^ l'offensaient comme souveraiii et comme parent ; enfin, qu'avant^trois mois ils s'apercevraient des bons effets de leur soumission ; qu'il les choisirait pour ses enfaQls, les prierait de se vouloir aimer l'un Tautrc^ le tenir pour leur père, et en se mariant ensembleépouser les* intérêts de sa personne et de son État. — Et croyez, Madame, pour chose très-certaine, ajouta Sully, que si vous et M. le comte voulez suivre ce chemin, les effets seront tels que vous pouvez les désirer ^ »

Après une longue hésitation, Cëftherine ayaiît pris conseil de madftme de Grapiont, du comte de Soissons et de l'évêque d'Évreux, amî du prince, adopta le plan suivant i elle remettrait les promesses de mariage à Sully, et signerait la renoiH

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