SCÈNE VU
Les Mêmes, LA REINE, sur la porte à laquelle Slelli tourne le dus.
HÉLÈNE fuyant la Reine , avec désespoir.
O mon Dieu!... mon Dieu!...
stelu. Achevez, par pitié.
HÉLÈNE , regardant la Reine qui fixe sur elle de» yeux menaçant », combattue par le désir de parler et par la crainte que lui inspire la Reine. Eh bien, tu ine croiras, n'estil pas vrai, si je te dis qu'elle n’est pas coupable , celle à qui tu dois toute ta tendresse... tout ton respect... tu ne me maudiras pas si je te dis... (Ras.) Allons, il le faut... cette femme, cette malheureuse mire... Eh bien, c’est moi. ( A part, tombant sur un fauteuil. ) La mort maintenant, mon Dieu!... le sacrifice est accompli !
STELLI , s'appuyant sur le dns du fauteuil et caclunt sa tite dans se» mains. 11 est donc vrai... Oh! malheur! malheur!
CATHERINE , bas à Hélène. Qu’alliez-vous faire, madame? Si vous comptez pour rien l’amitié de la reine , craignez au moins sa haine.
stelu, sortant de ta stupeur. Elle! encore elle!...
CATHERINE , d'un ton dégagé. Depuis quand la reine est-elle obligée de venir au-devant de scs dames d’honneur... En vérité, comtesse, vous mériteriez d’étrc grondée.
Hélène , confuse en regardant Slelli.
Madame ! ,
Catherine. Suivcz-nous, et plus de ces oublis.
Elle rentre.
STELLI, après le. départ de la Reins tombant aux genoux d'Hélène. O ma rnèru!
pardonne 'Z-rnoi.
HÊiÈNE, à part, lui abandonnant sa main. Ob I madame Catherine ! madame Catherine !
Elle sort.