I.ES MEMES, POLTROT
AI.fiEri. Eh bien, quelle nouvelle?
POI.trot. Malédiction sur nous, messire,..
damné duc de Guise... les choses allaient si bien... ( loyauf ta Reine . } Oh ! pardon, madame.
alfiérl Madame la reine te pardonne— Parle, qu’as-tu à nous apprendre ?
POLTROT. Rien si ce n'est ce que vient de vous dire monsieur de Saint-Sornin, qui sort d'ici... et qui m'a tout l'air de reprendre le chemin de la campagne.
ai.fiëri. Et où sont les princes?
poLrnor. Tous, huguenots et catholiques, excepté M. de Coudé, à la ferme de Xuiseuicnl, où M. de Guise après b victoire lésa invités gracieusement à souper et à (tasser la nuit.
CATHERINE, ahmrbée dalle ses meditatini'- Coudé serait encore à Dreux?... mais alorsici tous trois. . . ob ! je dois l'empêcher de pénétrer jusqu'à nous.
CATHERITïE
Ai.nfeMi. Ainsi, M. de Guise est vainqueur... Mais qu'as tu donc à regarder ainsi autour de loi?
poltbot. Je pense, niessire, que vous auriez pu choisir une retraite moins dangereuse que celle-ci, pour servir de logement 1 madame la reine...
ALFIÊRI, El le motif de cette réflexion?
poltkot. Le motif, c'est que depuis la guerre, les caves de ce vieux donjon, éloigné de toute habilion , servent de magasin <i poudre i MM. les échcvins; et qu'un semblable voisinage est peu agréable, et surtout peu sûr.
CATHERINE, bas. Qne dit-il ?
ai.fiêri. Quoi! tu es bien sur !...
poltrot. Parfaitement !
Catherine, bas. De la poudre... et dans un moment, tous trois, peut-être... Oh ! c’est l'enfer qui me conseille. (Haut.) Cet homme a raison; une telle imprudence... je veux quitter ce donjon au plus vite... voyez si je le puis sans danger.
alfi(:ri, sortant. Pardonnez-moi, madame, mais j'ignorais entièrement... et je vais...
Il fait aigue à Poltrot de le suivre.