SCÈNE III
STELLI, URSULE.
stelli. Et vous avez bien pensé, ma bonne Ursule.
Ursule. C'est donc vous, monsieur?...
que je suis joyeuse I {Elle court à lui, le preste dans ses bras; puis, moitié plaisant, moitié respectueux : ) Messirc écuyer me pardonnera-t-il d’oser ainsi...
stelli. Vous pardonner...
URSULE, joyeuse. Alors je recommence.
Elle l'embrasse de nouveau , l'examine de a tête aux pieds.) Mais comme vous voilà changé !
stelli. C’est que j'ai bien souffert depuis notre séparation.
URSULE, avec malice. Souffert! .. ah ! je vous comprends... tourment d'amour.
stet.LI. Ecoutez-mni, ma bonne Ursule.
Attaché il M. le prince de Coudé, demain, aujourd'hui peut-être je dois quitter la France pour le suivre en Navarre, où il retourne.
ürsui.e. Par exemple! encore nous quitter? Madame et mademoiselle s'opposeront à ce projet, je l'espère bien.
stei.i.i . Non ; car madame de Saint- André comprendra que désormais mon sort est attaché h celui du prince ; mais avant de partir, je n'ai pu résister au désir de voir encore une fois celle... qui m’appela son enfant!... celle qui a tant de droits à ma reconnaissance... en un mot, le pauvre orphelin n'a pas voulu quitter tout ce qu'il aime au monde sans emporter la bénédiction de sa mère d'adoption.
URSULE, essuyant ses larmes. Bon jeune homme !
STELLI. Veuillez, ma bonne Ursule, solliciter de votre maîtresse une entrevue avec M. de Condé
ürsui.e. Y pensez-vous? jamais madame n'v consentira.
STELLI. Peut-être; si vous lui dites qu'il s'agit de son bonheur et de celui de sa lille.
URSULE. Et du vôtre aussi?. . Allons, je cède.
STELLI. Merci, ma bonne, merci.
Ursule . Je vais trouver madame et annoncer votre retour h mademoiselle.
STELLI. Annoncez-tnoi d'abord à madame la comtesse !
Ursule sort.
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