‹ Catholicisme et papauté [microform]Chapitre 11 sur 31 · A.Headlam, st. Paul and Christianity {iQiZ), p. i(n · texte numérisé non relu

A.Headlam, st. Paul and Christianity {iQiZ), p. i(n

purement négatives, étaient nécessaires; elles sont irréprochables en elles-mêmes, bien qu'on puisse en abuser ; et en dernière analyse, elles autorisent un « légitime agnosticisme ». Il y aurait beaucoup à dire sur ces aphorismes, qui rappellent ceux du modernisme, sans se confondre avec eux ; pour notre dessein, nous ne voulons en retenir que la notion d'autorité ecclésiastique que Bishop Gore n'arrive pas à éliminer.

Cette notion d'autorité est plus en relief encore dans la Declaratio fidei de la E. G. U. de 1922, qui professe que les définitions de foi des conciles œcuméniques sont irréformables, astreignent à une obligation perpétuelle tous les chrétiens et chacun d'eux, et que, si quelque théologien oriental estime que l'Église anglicane a répudié en quelque point ces définitions, les anglicans entendent ne connaître aucune répudiation de cette sorte et acquiescent à la foi confirmée par ces conciles. On accepte ici comme œcuménique l'autorité que l'on rejette ailleurs comme pharisaïque.

La dernière considération que développe Bishop Gore consiste à dire que toute autorité autocratique devient fatalement une autorité sans scrupule, et que c'a été le sort de la papauté.

La définition de l'infaillibilité en 1870 en est un spécimen, et à l'appui de cette assertion, Bishop Gore cite dix lignes de lord Acton résumant un tract de Dôllinger. On estimera que c'est peu pour contester une définition dont ni Acton,

50 c^TB[oi,içigiatE ST P4PAPTÉ,

ni DôUinger, ne connaissaient les termes au moment où ils écrivaieiiti.

Aucun des autres arguraeets dP Bisbop Gpre, comme par exemple l'attitude de, Rome envers Galilée, n'atteint l'infaillibilité ex cathe^r^ telle qu'elle est définie par le concile du Yaticçinr

Achevoas cette discussion.

Ne craignons pas die regretter que le patholicisme romain ait, au cours de tant de siècles, souffert tant de pertes. Qu'il serait plug riche et plus attirant, s'il comptait encore dans son sein et l'Afrique d'Augustin qui a péri trpp tôt, et l'Orient qui s'est séparé de luj, et l'Angleterre que la Réforme a dévoyée? Il a eu à se défendre seul contre les schismes, seul contre le prQtestantisme, seul contre le modernisme, Il y a pris une attitude de défensive, de concentration, de rigueur, que son isolement lui imposait.

Dieu lui réserve-t-il une nouvelle jeunesse?

Elle lui pourrait venir de la confiance et dn retour des Églises séparées qui, jusqu'ici^ se sont si omhrageusemPnt enfermées dans leur hostilité héréditaire. Ce que Je sais bien, c'est que l'unité, dont il semble que les Églises séparées

Page 1