‹ Catholicisme, protestantisme et infidélitéChapitre 57 sur 62 · SEPTIEME ARGUMENT · texte numérisé non relu

SEPTIEME ARGUMENT

AXIOME DE ST. AlViBROISE: OU EST PIERRE, LÀ EST L'ÉGLISE.

La force de cet argument a été discutée dans le second chapitre de cet ouvrage. Il est certain que Jésus-Christ a dit à Pierre : " Yous êtes Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ; Je vous donnerai les clefs du royaume des cieux ; Paissez mes agneaux, paissez mes brebis ;" il est certain que Pie IX. est, en ligne directe, le successeur de St. Pierre ; de môme il est également certain qu'à l'exception de l'Eglise qui est en communion avec le successeur de St. Pierre, savoir PEglise Romaine, nulle autre société religieuse n'a aucun droit au titre de Catholique. J'ai montré plus haut que toute séparation qui en éloigne, tout changement dans sa doctrine, et môme la possibilité présumée d'un tel changement sont également inadmissibles, outrageants à l'autorité divine de Jésus- Christ et que par là môme on ne peut les soutenir sans absurdité.

Ce qui vous reste à faire c'est de déterminer si vous suivrez St. Pierre et ses successeurs, ou des hommes tels que Simon le Magicien, Arius,

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Macédonius, Entiches, lîTestorius, Pelage, y compris les inventeurs de schisme, les fondateurs d'hérésie, jusqu'à, St. Simon et Joseph Smith.

Les sept points que je viens de discuter brièvement doivent nécessairement conduire tout infidèle de bonne foi et capable de suivre l'enchainement logique d'un raisonnement, à reconnaître que l'homme a besoin d'une religion révélée de Dieu, ce qui emporte comme conséquence la nécessité de la foi ; que cette religion révélée de Dieu est le seul moyen qui puisse nous faire atteindre à nos destinées éternelles ; que de toutes les religions et toutes les sociétés religieuses qui prétendent à un titre surnaturel, ou à une origine divine, l'Eglise Catholique Romaine est la seule qui puisse justifier son droit. Cette religion, cette Eglise, tout homme doit l'embrasser, s'il veut sauver son âme. Les preuves que j'en ai données sont palpables, il est impossible de les réfuter ; il faut donc les admettre ou aboutir à l'absurde.

Avez- vous jamais vu le pont suspendu, situé près des chutes du Niagara ? Lequel aimeriezvous mieux, ou traverser le pont et gagneï

ainsi le rivage opposé, on vous jeter la tête la première dans les eaux écumantes de cette fougueuse cataracte ? Yous traiteriez d'insensé tout homme qui vous ferait sérieusement une semblable question. Chacun de mes arguments vous place dans une position analogue. Ou vous devez suivre la suite logique de mes raisonnements, et en passant de l'un à l'autre, arriver à une conclusion finale, ou il faut vous précipiter dans un abîme de contradictions, ce que la raison vous défend de faire.

Je n'ai plus que quelques remarques à proposer, en réponse aux objections les plus communes faites par les infidèles contre la foi et l'autorité de la révélation.

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SECTION II

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