PEINES ÉTERNELLES
La foi présente un article de doctrine que les infidèles repoussent ordinairement avec le plus grand mépris; il leur parait être une raison suffisante de rejeter tout l'ensemble du Christianisme, cet article est l'éternité des peines de Tenfer. Examinons en peu de mots jusqu'à quel point ils sont dans leur droit.
La raison principale qu'ils allèguent pour nier ce dogme, ils la tirent ordinairement de l'infinie miséricorde de Dieu. Ils prétendent que la bonté divine ne peut se concilier avec un châtiment éternel. Mais, ne puis-je pas le demander; pourquoi ne considèrent-ils pas la justice infinie de Dieu plutôt que son infinie miséricorde, quand il est question des châtiments qu'il infiige ? Pourquoi ne concluentils pas, de la nature même de son infinie justice, que la peine du péché doit être éternelle, puisque Jjûffense renferme un mépris réel, d'une
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majesté infinie? Dieu sans doute est infiniment bon; mais II est aussi infiniment juste. Parcequ'i] est infiniment bon, Il accorde à la vertu une récompense éternelle dont personne ne se plaint. Cependant une récompense éternelle, telle que la vision béatifique de Dieu, surpasse infiniment tout mérite humain. La souveraine justice demande une peine proportionnée à la griéveté de l'ofifense, et comme l'homme est incapable de supporter des tourments infinis dans leur intensité, il est juste qu'il soit soumis à un châtiment infini dans sa durée.
L'éternité de l'enfer est certainement une vérité épouvantable, et si les infidèles s'efforcent de la révoquer en doute, c'est pour étouffer les remords de leur conscience et vivre plus librement dans le péché. Mais leurs efforts sont inutiles. Jamais ils ne pourront faire croire que l'éternité des peines soit une fausse supposition, ni même la rendre douteuse. Refuser de l'admettre, c'est contredire la raison, je vais le prouver.
Je l'accorde volontiers : l'éternité des peines est, sous un certain point de vue, un mystère ; mais rappelez-vous que les mystères nous entourent de tout côté, lorsque nous entreprenons d'approfondir les rapports qui existent
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antre Dieu et ses créatures, personne ne conteste ce fait. Tous reconnaissent l'impossibilité [)ù nous sommes de concilier son éternité avec le temps, et son immutabilité avec l'acte de la création. Il y a, et il doit y avoir des mystères dans les relations de ses divins attributs avec l'ordre physique et moral des êtres. Le fini ne peut embrasser l'infini ; le propre de la sagesse consiste donc à accepter les enseignements de la révélation sur cet article comme sur tous les autres.
Yous ne pouvez rejeter comme mensongère une doctrine sur laquelle il vous est impossible de porter un jugement final et décisif. Si vous entreprenez de le faire, au risque d'encourir un malheur éternel, vous adoptez un mode de conduite bien étrange que vous-mêmes, après y avoir réfléchi, jugerez souverainement indigne d'un être raisonnable.
L'audace des infidèles à nier Téternité des peines ressortira d'une manière encore plus frappante, si nous considérons le nombre et l'autorité de ceux qui admettent les peines éternelles. Comparés avec eux, ceux qui admettent cette vérité, l'emportent de beaucoup non seulement, par l'immense majorité du nombre, mais aussi par la supériorité du génie, des talents et des connaissances acquises. Les
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infidèles ont contre eux le témoignage unanime de tontes les nations chrétiennes, catholiques et non catholiques, qui se sont succédé sur la terre depuis dix-huit cents ans. Yous pouvez apprécier aussi bien que moi l'incalculable trésor de science et de vertu renfermé dans cette vaste multitude. On peut même dire que les infidèles se mettent en opposition ^vec le genre humain tout entier, puisque l'éternité de l'enfer a été la croyance de tous les siècles. Tous les peuples, civilisés, barbares, sauvages, Juifs, Mahométans, payons, toutes les tribus, toutes les langues se réunissent dans cette croyance, malgré la mystérieuse horreur dont elle est entourée. Jetez les yeux sur les nations de l'antiquité les plus avancées dans la civilisation, les Grecs et les Romains ; ceux qui connaissent leur littérature savent très bien que leurs philosophes, leurs orateurs, leurs poètes parlent des peines éternelles comme d'une doctrine universelle. Happelezvous ce que dit Virgile :
" Sedet, seternumque sedebit Infelix Theseus."*
" Infortuné Thésée ! O supplice ! tes cnaines Pendant l'Eternité ne se rompront jamais,"
* ^ne. 1. VI. V. 617, 618.
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On pourrait citer un grand nombre d'autres textes semblables, extraits de Yirgile, d'Ovide, de Stace et d'autres anciens poètes Latins. Une grande partie du sixième livre de l'Enéide et du onzième de l'Odjsée d'Homère est une description des tourments que souffrent les méchants dans l'Enfer ou le Tartare. L'idée des Furies, des Titans, de la roue d'Ixion, de la pierre de Sisyphe, de l'étang de Tantale, n'est que la personnilication poétique de la conviction universelle. Lucrèce même, disciple d'Epicure, ajoute son témoignage à celui de ses contemporains :
*' Ignis ubi ardebit nullo delebilis sevo."* »
" Où rugiront des feux, des tourbillons de flamme Dont le Temps ne saurait éteindre les ardeurs."
Pluton dans son Gorgias parle de deux espèces de peines, les unes infligées pour des offenses capables d'être expiées, les autres qui ne sont plus susceptibles d'expiation. Ceux qui se sont rendus coupables de cette dernière espèce de crimes seront punis par des " tourments affreux et sans fin."f Je pourrais multiplier à riniini le nombre de ces citations, en les tirant des écrivains de tous les siècles et de
* Lucret. de Nat. Rerum. f Pluton, Dial. Gorgias.
tontes les nations dont nous avons les ouvrages, et des relations de voyage dans toutes les parties du globe. Une croyance universelle doit avoir une origine commune, et cette origine ne peut être que la raison même éclairée par la tradition universelle d'une révélation primitive.
Si le témoignage du genre humain était en faveur des infidèles, ils ne manqueraient pas de s'en prévaloir. Comme il leur est entièrement défavorable, ils le passent sous silence, et en appellent exclusivement à la raison.
Mais la raison confirme cette croyance du genre humain et en indique le fondement dans la nature du péché et des divins attributs. Quoiqu'elle ne puisse pénétrer ce qui est mystérieux dans l'éternité des peines, cependant il lui est possible de démontrer qu'elle s'accorde avec le caractère intime du péché et les perfections de Dieu.
En premier lieu, la malice du péché mortel est en elle-même infinie, parce qu'elle renferme, comme je l'ai déjà dit, un mépris réel d'une Majesté infinie.
En second lieu, l'homme -n'est crée que pour Dieu. S'il le sert sur la terre, son bonheur dans l'autre vie sera parfait. Si au contraire il refuse de le servir, il est juste qu'après sa mort son malheur soit complet. Le bonheur
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de l'homme ponrêtre parfait doit être éternel son malheur pour être complet ne doit jamais finir.
St. Grégoire le Grand donne une troisième raison. " Il est conforme à la justice que celui 3ont l'ârne a toujours été asservie au péché, soit aussi toujours asservi au châtiment, et que la peine du réprouvé soit sans fin et sans relâche, puisque, pendant sa vie, il n'a pas mis de bornes à sa malice."* L'œil de Dieu lit le secret des cœurs. Il cesserait d'être Dieu, s'il n'infligeait point un châtiment proportionné à la dépravation du cœur humain.
Une quatrième raison étroitement liée a celles qui précèdent consiste dans la nécessité d'une sanction efiicace de la loi de Dieu ; c'està-dire que, dans toutes les circonstances, l'accomplissement de la loi divine doit être appuyé sur des motifs si puissants qu'ils en fassent redouter à l'homme la transgression. Mais cette disposition, due au caractère suprême et sacré de la loi, demande un châtiment qui n'ait point de fin. En dépit des tourments éternels qui le menacent, l'homme commet le péché ; que serait-ce donc s'il avait la certitude que l'enfer cesserait de l'être un jour, et que tous enfin
* Greg. Mag. l. 34. Mor. c. 19.
parviendraient à être heureux ? Evidemment une sanction pénale de cette nature ne serait pas suffisante pour donner force à la loi ; un être immortel la mépriserait. Les lois humaines, quand elles sont en vigueur, comme elles doivent l'être, ont une peine proportionnée à la grièveté de la transgression. Mais pourquoi, dites- vous. Dieu n'anéantirait-il pas le pécheur? L'anéantissement est plutôt un acte de puissance que de justice. Personne ne qualifie le suicide du titre de* justice, et cependant celui qui s'en rend coupable cherche, autant qu'il le peut, à s'anéantir. Loin d'être une sanction efficace de la loi de Dieu, l'anéantissement servirait plutôt à encourager le crime qu'à le prévenir. Si le pécheur avait l'espérance d'être anéanti, il pourrait dire d'un ton de triomphe et avec un sentiment de mépris pour la souveraine justice: je puis pécher tout à mon aise, peu m'importe de retomber dans le néant.
L'éternité des peines, quoique terrible, n'est donc que la sanction efficace de la loi de Dieu, ou la protection de l'immuable sainteté de l'ordre moral. Maintenir l'ordre éternel est certainement un objet d'une plus haute importance, que le malheur sans fin d'une transgression volontaire. Si, comme vous cherchez
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à VOUS le persuader, il n'était pas permis à Dieu d'établir un châtiment éternel pour sanc- ■ tionner sa loi, un être immortel pourrait l'insulter sans crainte, et se moquerait hardiment d'une peine passagère. La position de Dieu n'aurait rien de préférable à celle de ces pères faibles qui ne peuvent ou n'osent dompter et châtier l'insolence de leurs enfants. Mais au seul nom de peines éternelles, Satan lui-même est saisi de terreur.
Une cinquième raison se fonde sur la nature de la liberté humaine et l'état d'épreuve où l'homme est placé sur la terre. Il est, au plus haut degré digne de la sagesse divine d'avoir fixé aux hommes une période de probation pendant laquelle ils puissent librement choisir entre le bien et le mal. Cette période se renferme dans les limites de notre vie. Il est de la nature d'un temps de probation que le choix auquel on s'est enfin décidé, pendant qu'il dure, soit irrévocable. Celui qui entre dans l'éternité, coupable d'un péché mortel, se place lui-même par un effet de sa volonté, dans un état où il ne lui est plus permis d'expier le crime qu'il a commis, parce que le temps de probation et de grâce est écoulé. Le choix qu'il s'est déterminé à faire est donc par là même perpétuel. Dans l'éternité, le bien et le
mal, la lumière et les ténèbres sont séparés pour toujours.
La raison ne peut découvrir aucune absurdité dans cet ordre invariable établi par la Providence, elle est au contraire forcée de convenir qu'il est parfaitement d'accord avec la Sagesse infinie et la suprême Justice. Ceci est si vrai, et ceux qui se raillent le plus hardiment de la religion sont si profondément convaincus de la convenance d'un supplice éternel, qu'ils ne peuvent s'empêcher en secret d'en redouter la réalité. De là leur indignation lorsque l'enfer devient dans la chaire sacrée le sujet d'un discours. S'ils avaient l'intime conviction que ce séjour d'horreur n'est qu'une fable, ils se moqueraient de nos menaces. Tout ce que peut faire im infidèle, c'est de douter. S'il en est ainsi, un homme sage prendra le parti d'examiner, et s'il vient à découvrir que la croyance à des peines éternelles est vraie, la raison lui commande de vivre de manière à les éviter. Mais douter, et cependant vivre comme si ce doute n'avait aucun fondement, ou qu'il fut de si peu d'importance qu'on put se dispenser d'y apporter la moindre attention, c'est évidemment compter la raison pour rien et la braver aud-acieusement. Celui qui, par une si excessive insou-
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ciance, s'expose à se perdre pour toujours, mériterait, si l'enfer n'existait pas, que Dieu en créât un tout exprès pour lui, afin de punir un si énorme abus de la raison, et un mépris si révoltant de la justice divine.
Ceci me rappelle un certain dialogue bien connu entre un Chrétien et un Athée. "Que vous êtes fou," disait celui-ci, " d'éviter le péché avec tant de soin, s'il n'y a point d'enfer." " Mais que vous êtes fou," repartit celuilà, " car s'il y a un enfer vous êtes sûr d'y aller."
Sur cet article, comme sur beaucoup d'autres, il existe une contradiction palpable entre la théorie et la pratique des infidèles. Ils admettent la nécessité de condamner les grands criminels à un emprisonnement perpétuel et même à la mort. Or qu'est-ce qu'un emprisonnement qui doit durer toute la vie l qu'est-ce que la mort ? si ce n'est une espèce de châtiment éternel. Les lois humaines, selon vous, exigent cette sévérité. Des raisons beaucoup plus fortes demandent l'infliction de peines éternelles pour le maintien de le loi divine.
Une exclusion éternelle du bonheur des cieux ne saurait être considérée comme une sanction sufiisante de la loi de Dieu. La pen-
sée d'une existence sans fin, exempte de toute souffrance, paraîtrait à la grand majorité des hommes un degré très convenable de bonheur. La perspective d'un semblable avenir porterait un esprit rébelle à commetre les crimes les plus énormes. Tout autre menace que celle d'un châtiment éternel, sans consolation, sans espérance, sans soulagement, ne sera jamais qu'une faible barrière ; elle n'empêcherait pas les plus odieux forfaits. Un homme peut n'avoir aucun amour pour Dieti, aucun désir de la félicité du ciel ; ses passions peuvent être violentes, son orgueil peut prendre un caractère satanique ; si cependant il fait un bon usage de sa raison, la pensée d'un supplice éternel doit être pour lui un motif suflâsant de ne pas violer la loi de Dieu.
La menace d'un malheur sans fin est surtout nécessaire pour des êtres dont la destinée est surnaturelle. La simple exclusion d'un bonheur élevé au dessus de l'ordre de la nature, telle que la vision béatifique, n'aurait aucune force pour arrêter la fougue des passions. " L'homme animal ne conçoit pas les choses qui sont de l'esprit de Dieu ;" " elles lui paraissent une folie, et il ne peut les comprendre."* Un bonheur surnaturel ne réveille * 1 Cor. ii. 14.
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aucun désir dans le cœur d'un homme charnel : il ne fait que lui inspirer du dégoût.
Il en est autrement -de la pensée d'un châtiment éternel. Elle épouvante le cœnr le plus endurci, il ne peut la mépriser. Plutôt que d'admettre la possibilité d'une éternité de peines, il en révoque en doute l'existence, il la traite de fiction ; pour lui l'immortalité de l'âme n'est qu'un songe. Si cependant ses efforts ne peuvent parvenir à le convaincre, il se lance sans retenue dans le tumulte du inonde, il se plonge dans les plaisirs afin d'oublier tout ce que l'avenir lui présente de terreur. Son langage aujourd'hui est celui que le livre de la Sagesse mettait, il y a mille ans, dans la bouche de l'homme pervers : " Le temps de notre vie est un ombre qui passe. Yenez donc, hâtons-nous d'user des créatures pendant que nous sommes jeunes. Enivronsnous des vins les plus excellents, parfumonsnous d'huiles de senteur, et ne laissons point passer la fleur de notre jeunesse. Couronnonsnous de roses avant qu'elles se flétrissent, qu'il n'y ait aucun lieu de délices oii notre intempérance ne se signale. Que nul ne se dispense de prendre part à notre débauche ; laissons partout des marques de réjouissance, parce que c'est là notre sort et notre partage. Les
impies ont eu ces pensées, et ils se sont égarés dans ces vains raisonnements, parce que leur propre malice les a aveuglés, et qu'ils n'ont pas connu les secrets de Dieu."*
Enfin la double sanction de la loi divine est fondée sur la nature des attributs de Dieu. J'ai fait remarquer plus haut que Dieu étant infiniment bon, il accorde au juste une récompense éternelle, et parcequ'il est infiniment juste, il punit les méchants d'un malheur sans fin. J'aurais pu dire que c'est la même justice rétributive qui récompense la vertu de l'un et punit la dépravation de l'autre. Tous les attributs de Dieu forment la même nature divine, ils sont Dieu même, et s'ils reçoivent difi'érents noms, c'est en raison de leurs différents rapports aux créatures. La loi éternelle n'est, en dernière analyse, qu'un autre nom pour celui de Dieu. La récompense et la peine éternelle s'appuient sur la même justice distributive, identifiée en Dieu avec la loi éternelle, et sont comme deux foyers qui nous renvoient l'image des attributs divins.
Les remarques qui précèdent me donnent le droit, ce me semble, de déduire les conclusions suivantes. 1. En tant que les supplices éter-
* Sag, ii.
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nels présentent un mystère, la raison n'est pas autorisée à prononcer sur ce sujet un jugement sans appel. 2. Quoique nous ne puissions pas comprendre pleinement l'éternité des peines, ni prononcer sur elle un jugement définitif, cependant la lumière de la raison suffit seule pour établir qu'elle est en harmonie avec la justice et la sagesse de Dieu. 3. Comme il est ici question d'un point de doctrine révélé, l'homme doit soumettre son jugement à l'autorité de la révélation.
Le temps viendra où. Jésus-Christ lui-même remplira la prédiction si claire et si solennelle par laquelle il a voulu graver dans l'esprit des hommes la nécessité absolue de se soumettre à ses enseignements. Un jour viendra qu'il dira aux justes : '' Venez, vous qui êtes les bénis de mon Père," et aux méchants : " Retirez-vous de moi maudits, et alors ceux-ci iront au supplice éternel, et les justes à la vie éternelle."*
J'ai prouvé la mission divine de Jésus- Christ, et je puis dire avec St. Augustin : " Celui qui n'est pas réveillé par cette voix de tonnerre n'est pas seulement endormi, il est mort.
Comme j'ai toujours parlé simplement dans
* Matth. XXV. 34, 41, 46^
tout le cours de cet ouvrage, vous m'excuserez si je dis en concluant : En s'élévant contre la doctrine d'un supplice éternel, les infidèles ne doivent pas chercher la raison de leur opposition dans l'impossibilité ou l'absurdité de cette doctrine, mais en eux-mêmes, car si l'éternité de l'enfer est réelle, ils n'ont que trop de raison de la craindre.