LE BAPTEME
L'Eglise Catholique enseigne que le Baptême remet véritablement le péché et purifie de toutes les souillures contractées par le péché ; que l'homme, " né de nouveau de l'eau et du Saint Esprit," est par là même élevé à un état surnaturel de grâce ; qu'il est revêtu du glo-
rieux titre d'enfant de Dieu, et peut avec raison Tapj^eler son Père, et qu'en sa qualité de frère et de cohéritier de Jésus-Christ, il a droit à l'héritage éternel. Au moment même où il reçoit le Baptême, il est associé aux anges, comme devant être un jour un des heureux habitants du ciel. Sanctifié par la grâce propre à ce sacrement, il est rendu capable de mériter devant Dieu, d'augmenter ses mérites, chaque jour et à chaque heure, pendant tout le cours de sa vie, et par l'augmentation de ses mérites de rendre plus brillante la couronne de gloire que le sang de Jésus-Christ lui a acquise. Il est impossible de ne pas sentir tout ce qu'il y a de consolant dans une pareille doctrine.
Le protestantisme ne vous permet pas de jouir de cette consolation, car il admet que le péché est, non pas remis par le Baptême, mais seulement couvert par les mérites de Jésus- Christ. Du reste, il rejette tout mérite personnel, ainsi que les autres conséquences de la doctrine catholique. Plusieurs sectes considèrent le Baptême comme une pure cérémonie qui ne confère ni la grâce ni aucun autre effet. Aussi rien d'étonnant que beaucoup de Protestants en soient venus à ne le regarder qu'avec la plus parfaite indifférence. Yoila pourquoi dans les contrées protestantes une multitude
d'hommes s'inquiètent fort peu de recevoir ce sacrement, ou ne le reçoivent que dans un âge très avancé, et encore comment le reçoiventils? ou invalidement à cause de quelque défaut essentiel dans l'administration, ou indignement, parcequ'eux mêmes ne sont pas entrés dans les dispositions nécessaires. Ceci arrive surtout en Amérique. Des millions d'hommes s'appellent chrétiens et membres de différentes communions protestantes, et cependant ils ne sont pas baptisés. Le protestantisme se précipite à grands pas dans les horreurs du paganisme.