‹ Catholicisme, protestantisme et infidélitéChapitre 7 sur 62 · MOYENS DE SALUT · texte numérisé non relu

MOYENS DE SALUT

Lorsqu'on a en vue un objet d'une haute importance, il ne suffit pas de savoir ce qu'il faut faire pour l'atteindre, il faut aussi avoir les moyens de l'obtenir. A quoi nous servirait-il de connaître la voie du salut, si nous étions dépourvus des secours nécessaires pour nous sauver ? Dans cette affaire si importante, l'âme

éprouve des besoins multiplies auxquels la grâce de Dieu est seule capable de pourvoir.

Dans l'Eglise Catholique chacun des besoins de l'âme est amplement satisfait. Elle enseigne que pour chacune de nos nécessités spirituelles, Jésus-Christ a établi des moyens spéciaux de grâce ; ce sont les Sacrements. Le Catholique fidèle aux devoirs que sa religion lui prescrit, est le seul qui puisse se former une idée juste des consolations dont ils deviennent la source.

L'Eglise enseigne donc que Jésus-Christ a institué sept sacrements ; que chacun d'eux pourvoit à une nécessité particulière, et que tous ensemble ils fournissent à l'âme les secours qu'elle réclame. Comme il existe une certaine analogie entre la vie de la nature et la vie de la grâce, il existe aussi une espèce d'analogie entre les besoins de l'une et les moyens fom-nis par l'autre. Dans l'ordre naturel, l'homme doit naître, il a besoin ensuite de prendre des forces et de la nourriture ; s'il tombe malade, il lui faut des remèdes. Dans l'ordre de la grâce, il reçoit une nouvelle naissance spirituelle par le Baptême. Il est fortifié par la Confirmation, nourri par la sainte Euchariste, et rendu à la santé de l'âme par le moyen du sacrement de Pénitence. D'ailleurs, la vie chrétienne se

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partage en deux états différents — l'état ecclésiastique, et rétat séculier. Deux autres sacrements ont été institués, — ^le sacrement du Mariage et celui de l'Ordre. Le premier sanctifie l'union de l'homme et de la femme ; le ^ second communique le pouvoir requis pour remplir dignement les fonctions du saint ministère, l'un et l'autre communiquent la grâce particulière adaptée aux devoirs particulière de cette double vocation. Enfin, à la mort, des forces plus grandes, et des consolations plus abondantes deviennent indispensables à l'homme, puisque ses dernières actions doivent décider de son sort pour l'éternité. Yoila pourquoi Jésus-Christ, suivant l'enseignement de l'Eglise, a institué le sacrement de l'Extrême Onction.

Des sept sources des grâces que je viens d'indiquer, le protestantisme n'en conserve que deux, ou plutôt il les rejette toutes. A la vérité, la généralité des Protestants admettent le Baptême comme sacrement, quoiqu'un grand nombre d'entre eux ne le considèrent que comme une simple cérémonie qui ne produit aucune grâce. Au reste qu'ils le reçoivent ou non comme tel, ce sacrement ne leur appartient nullement, car, comme je le ferai voir dans la suite de cet ouvrage, il n'y a qu'une

seule église véritable, l'Eglise Catholique, dont la porte est la Baptême, de sorte que tout homme validement baptisé est membre, non d'une secte protestante, mais de l'Eglise. Quant à la sainte Eucharistie, les Protestants ne l'ont retenue que de nom; rejetant, comme ils le font, le sacrement de l'Ordre, ils n'ont ni évêques ni prêtres légitimes qui aient le pouvoir de changer le pain et le vin au corps et au sang de Jésus- Christ.

Admettant cependant que vous avez réellement le Baptême et l'Eucharistie, il n'en est pas moins vrai que votre doctrine vous prive des consolations renfermées dans ces deux sacrements et dans les cinq autres. Je vais le prouver avec quelques détails.

LES SACEEMEISTTS.

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