PRÉFACE
admirant les excellentes qualités de l'esprit et du cœur qu’ils possèdent, je ne pouvais me défendre d’un vif sentiment de compassion, à la pensée qu’un peuple si noble et si intelligent était, en matière de religion, victime de l’erreur. Avec quelle facilité, cependant, ne pourrait-il pas, à l’aide d’un examen sincère et impartial, se défaire des préjugés puisés dans l'éducation et fortifiés par l'habitude, et reconnaïtre enfin que c’est uniquement dans Je sein de l’Eglise Catholique qu'il peut trouver les moyens de salut offerts à tous les hommes.
Américains, je n’ai nulle intention de vous flatter ; mais je ne craindrai pas d'affirmer qu’il n’est aucune nation sur laquelle l'Eglise Catholique jette des regards d'une affection: plus tendre, et que, plus que toute autre, elle mérite que les Prètres et autres, travaillent avec zèle à sa conversion.
Appelé par ma vocation à évangéliser les populations Allemandes et Françaises, il m’a été rarement permis de vous faire entendre ma voix du haut de la chair sacrée. Cependant, pressé par le désir de vous désabuser, autant qu’il me serait possible, des préjugés de votre éducation Protestante, j'ai cherché dans la presse le moyen de remplir cet important devoir de charité et d’une affection toute fra-
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