PRÉFACE
ternelle. J'en ai la confiance ; avec la grâce de Dieu, mes raisons, examinées sans passion, et pesées mürement, seront pleinement suffsantes, et elles porteront tout homme loyai parmi vous à reconnaitre la vérité de l'Eglise Catholique. ;
Il suffit pour éprouver la sincérité d’un homme de lui exposer ces premiers principes, qui, semblables au soleil, se prouvent par leur propre lumière. Pour quiconque ferme les yeux à une pareille évidence, des bibliothèques entières d'ouvrages de controverse ne produiraient aucun effet. Il adhère volontairement à l'erreur, parce qu’il refuse de faire les sacrifices que son retour à la foi de l'Eglise Catholique lui imposerait. Les ténèbres engendrées par le péché empèchent la vérité de se montrer dans tout son jour. N’est-il pas à craindre qu’un grând nombre d’entre vous ne se rendent coupables en rejetant de propos délihéré la vérité connue ? Cette opposition a lieu surtont parmi ceux qui trouvent plus commode et plus conforme à leur intérèt de rester Protestants.
Cet ouvrage n’est point écrit your des hommes de ce caractère, mais pour la classe plus nombreuse de ceux qui sont protestants uniquement parce qu'ils sont nés et qu’ils ont été élevés dans le protestantisme, et qui, à la
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sincérité, joignent la volonté d'examiner, et la détermination d'agir d’après leur conviction. Puissent mes lecteurs appartenir tous à cette dernière classe! Je le désire sincèrement, Dans cet appel que je fais à votre bonne foi, je me propose de parler avec une entière franchise. Tout autre langage ne répondrait ni à l’importance du sujet, ni à la droiture de votre caractère, Tout, d’ailleurs, me confirme dans cette résolution ; mon inclingtion naturelle, l'autorité de votre exemple, et par dessus tout la simplicité de l’évangile, L’évangile ne craint pas d’appeler chaque chose par son nom ; il fait aussi peu de détours pour signaler un mensonge que pour affirmer une vérité. Je ne déguiserai rien de mes convictions ; je vous dirai la vérité, et même, des vérités pénibles, exprimées simplement et sans palliatif. Un médecin, a-t-il tort de donner à la maladie de son ami le nom qui lui convient, et de lui prescrire les remèdes les plus eflicaces, sans s'inquiéter s’il les trouvera agréables ou non ? Agir autrement prouverait que son amitié n’est pas réelle, Dieu sait que je vous aime, J amaiïs je n’ai conçu ni éprouvé aucun sentiment d’aigreur contre les protestants ou les infidèles, Le seul que je ressente à votre égard est celui de la compassion la plus affectueuse ÿ mon
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PRÉFANE. 7
unique désir est de vous offrir la main d’un frère, et de vous aider à sauver votre âme.
Votre salut,—tel est le motif qui me porte à vous offrir ces pages. Je n’en doute pas ; avant de les avoir entièrement parcourues vous serez pleinement convaincus de la pureté de mes intentions.
Je ne négligerai rien pour que mes preuves soient solides. Afin de donner à cet ouvrage le caractère d’une conversation amicale plutôt que d’une discussion froide et sèche, j’y introduirai, lorsque l’occasion s’en présentera, quelques incidents de ma vie de missionnaire. En donnant une nouvelle force aux raisons que j'allègue, ils vous disposeront, peut-être, à me lire avec moins de fatigue et plus d’intérût.
Trouvez bon, maintenant, que je vous dise :
lisez, réfléchissez et décidez.
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