‹ Catholicisme, protestantisme et infidélité [microforme]Chapitre 16 sur 80 · FE E · texte numérisé non relu

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Si les Méthodistes prétendent qu’un # itiment intérieur leur donne aussi l’assurance de leur pardon, ce n’est en eux .qu’une illusion passagère. Le sentiment qu’ils éprouvent est purement personnel, et ne s'appuie sur aucun signe ou aucun sacrement institué par Jésus- Christ Qu'ils parlent sincèrement et ils l’avoueront.eux-mêmes : ils ne peuvent faire fond snr cé qw’ils ressentent intérieurement, puisque le remords revient invariablement avec plus de vivacité que jamais. En supposant mème qu’ils puissent être certains, de la réalité de leur pardon, il leur est impossible d'admettre que leur âme soit réelle nt purifiée ; tout ce qu’ils pourraient croire, d’après leurs principes, c’est que leurs péchés sont couverts et qu'ils n’ont rien à craindre sous le rapport du châtiment. Or quelle consolation peut leur apporter une réconciliation qui n’est ni véritable ni entière? Tant que le péché demeure, il est pour l’âme un fardeau qui l’écrase.

InpuzLeenozs.—Coufor nément à l’enseignement de l'Eglise nous croyons que souvent, quoique nous ayons obtenu le pardon de nos fautes et la rémission de la peine éternelle, il nous reste cependant à souffrir une peine

temporelle par voie de satisfaction. Cet obstacle opposé à la rechute est digne de la Sagesse de Dieu, et concilie les droits de sa justice avec ceux de sa miséricorde. Nathan après avoir dit à David: “Le Seigneur a transféré votre péché, vous ne mourrez pas,” ajouta neanmoins : ‘“ Mais parce que vous avez été cause que les ennemis du Sfgigneur ont blasphémé son nom, soyez assuré que l’enfant qui vous est né mourra.”* Comme David nous devrions désirer d’être délivrés de la peine temporelle, ou du moins y suppléer par le mérite de nos œuvres.

L'Eglise enseigne que cette peine temporelle peut être remplacée par des actes méritoires ou remise par les Indulgences. Tout Catholique sait que pour gagner une indulgence plénière, il faut avoir une vraie contrition de ses fautes, être résolu de changer de vie et ne conserver aucun attachement pour le péché. De là il résulte que les Indulgences deviennent un puissant moyen de sanctification.

Le protestantisme vous enlève tout à la fois cette consolation et le secours que vous y puiseriez pour la pratique de la vertu. Il re-

# 2 Rois xii. 18, 14.

jette les Indulgences, et refuse à l'Eglise le pouvoir de les accorder, comme si Jésus-Christ n'avait pas dit : “ Tout ce que vous délierez sur la terre, sera délié dans le ciel ;” et comme si le pouvoir de pardonner les péchés: “ Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez,” n’impliquait pas le pouvoir moins relevé de remettre la peine temporelle qui leur est due.

Une chose vraiment déplorable, c’est la persévérance avec laquelle un grand nombre de ministres protestants s'appliquent, surtout sur ce sujet, à défigurer la doctrine catholique et à la rendre odieuse. Ils ne cessent de répéter que d’accorder des indulgences c’est ouvrir la porte au péché, et donner au pécheur toute facilité de se satisfaire, et cependant un enfant catholique pourrait leur apprendre que gagner une indulgence et pécher sont deux choses aussi incompatibles que la vérité et le mensonge, le ciel et l’enfer. Hors de l’état de grâce, il n’y a point d’indulgence possible, et pour obtenir la rémission pleine et entière de la peine due à la justice divine, la condition la plus indispensable est une parfaite pureté de cœur ; telle est la doctrine de l'Eglise. Qu’un Protestant rejette les indulgences, nous le con-

cevons facilement; il doit le faire pour être Fr

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d'accord avec lui-même. N’admettant pas qu'une conversion réelle soit possible, il ne croit pas au purgatoire ; sa seule crainte est celle de l'enfer.

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