‹ Catholicisme, protestantisme et infidélité [microforme]Chapitre 28 sur 80 · UNITÉ · texte numérisé non relu

UNITÉ

La véritable Eglise de Jésus-Christ doit être ane dans son Fondateur, car son fondateur est Jésus-Christ même. Elle doit aussi être une dans sa foi, dans les moyens de salut qu’elle nous offre, dans son gouvernment, et cette unité doit être visible. Il suffit de Lire l’évan-

gile, les epîtres et les actes des apôtres pour s’en convaincre.

Dans ce qui regarde l’unité- de la foi, il est évident que Jésus-Christ, lorsqu'il envoya ses apôtres enseigner toutes les nations, ne les envoya pas enseigner des doctrines contradictoires. Il commande à tous les hommes de croire les articles de foi qui leur étaient annoncés, puisqu'il dit : “ Celui qui ne croira pas sera condamné.”* Il établit la même unité dans les devoirs à remplir. ‘“ Allez,” dit-il, “ instruisez toutes les nations. . . . leur enseignant d’observer tout ce que je vous ai commandé.” La promesse du salut est attachée aux vertus de foi, d'espérance et de charité, qu’il avait préchées lui-même, et à nulle autre. Il prie son Père céleste que “tous soient un, comme le Père est un en Lui, et Lui dans le Père.”}

L'unité de gouvernment est une des marques de la véritable Eglise aussi certaine et aussi nécessaire. La manière dont Jésus-Christ envoya ses apôtres, et le pouvoir qu’il leur communiqua le démontrent clairement. “ Comme le Père m’a envoyé, de même je vous envoie.”$ ‘S'il n’écoute pas l'Eglise, qu’il vous

* Mark xvi. 16. + Matth. xxviii. 19 20.

+ Jean xvii. 21. 6 Jean xxi. 21 13*

soit comme un payen et un publicain.”* Ce caractère d’unité devient plus frappant encore par l'établissement d’un chef visible, St.

Pierre, auquel il dit en présence de tous les apôtres: “Je vous donnerai les clefs du royaume des cieux.”+ Et plus tard en présence de plusieurs de ses disciples: “ Paissez mes agneaux, paissez mes brebis.” à Interprètes inspirés de la volonté de Jésus- Christ, les apôtres insistent sur la nécessité de ce caractère d'unité. “Un Seigneur, une foi,”S dit St. Paul. Il y revient encore dans ses Epiîtres aux Philippiens,| aux Galates,{ aux Romains,** et aux Corinthiens.ff Le même apôtre appuie sur la nécessité de l'unité dans les moyens de salut. “ N’est-il pas vrai que le calice de bénédiction que nous bénissons est la communion du sang de Jésus- Christ, et que le pain que nous rompons est la communion du corps du Seigneur ? car nous ne sommes tous ensemble qu’un seul pain et un seul corps, nous tous qui participons au même pain.”tt Vous n’ignorez pas qu’il fait souvent

* Matth. xviii. 17. + Matth. xvi. 19.

1 Jean xx. 16, 17. $ Ephés. iv. 5.

| Philip. ii. 2. 4 Gal. i. 6, 9.

** Rom. xvi. 17. +} 1 Cor. i. 10.

tt Cor. x. 16, 17.

allusion à l’unité de gouvernement, surtout dans les Epitres adressées à Timothée et à Tite.

Les Actes des Apôtres, dans la déscription du premier concile tenu à Jérusalem, font voir clairement que Pierre était le chef de l'Eglise,

Toutes les fois que Jésus-Christ parle de l'Eglise, il en parle comme d’une Eglise parfaitement une. Pouvait-il, étant Dieu, en établir plusieurs en contradiction les unes avec les autres? Les figures qui la répresentent se réunissent toutes pour inculquer la même doctrine. (C’est un édifice, un héritage, un troupeau, un royaume, une cité, une armée, un corps. Les autres expressions employées relativement à l'Eglise, soit dans les Evangiles, soit dans les Epitres, sont des emblèmes frappants de l'unité. |

L'histoire nous apprend que cette unité a toujours été universellement reconnue, et que dès le commencement et dans toute la suite des siècles, elle n’a jamais manqué de défenseurs, comme elle en trouve encore de nos jours.

Tous les fauteurs de schisme ct d’hérésie n’ont pu échapper à leur condamnation, l'Eglise les a constamment retranchés de sa communion, parce qu’ils étaient incompatibles avec l’unité.

L'Eglise doit être nécessairement une; des doctrines contradictoires ne sauraient être

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