COMMUNION
La pratique de donner la communion sous une seule espèce est loin de vous satisfaire ; vous prétendez qu'en donnant le corps de
* Luc. xxii. 19. 1 Cor. ix. 24, et suiv. + Malach. i. 11.
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Jésus-Ciirist nous privons les fidèles de la réception de son sang. C’est encore une fausse interprétation et une erreur. L’Eglise Catholique enseigne que ni le corps de Jésus-Christ n’est séparé de son sang, ni le sang de son corps; mais qu'ils sont l’un et l’autre sous chaque espèce. Elle enseigne que Jésus- Christ est vivant, et par conséquent, après la consécration il est tont à la fois sous l’espèce du pain, et sous celle du vin, et que ceux qui le reçoivent dans la communion, le reçoivent vivant ei entier, tel qu’il est dans le ciel, aussi bien sous ure seule espèce que sous les deux espèces. ‘Ler:e autre pensée sur la communion est ure erreur grossière; elle supposerait que Jésus-Christ est encore mortel, et qu'il est présent sous les espèces, non dans un état de vie, mais dans un état de mort. Ila dit luimême: “Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement.”*
Dans les premiers siècles de l’Eglise, la communion était souvent donnée sous une seule espèce, ceci résulte du témoignage de l’histoire. A une époque subséquente, de graves raisons
portèrent l'Eglise à faire de cette pratique une règle générale. Une des raisons, c’est qu’en
# Jean vi. 52, et 59 en substance.
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8 raisons
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à dénaturer la signification des mots, et à
donnant la communion à un grand nombre de personnes sous l'espèce du vin, il est presque impossible d'éviter toute espèce d’irrévérence, Une seconde se tire de la rareté du vin dans plusieurs contrées; mais le motif principal fut la suite d’une erreur enseignée par quelques hommes. Ils préténdaient que dans tous les ca8, la communion devait être dontiée aux laïques sous les deux espèces.