ABSTINENCE
Vous objectez aux Catholiques les jeunes qu’ils observent, et en particulier l’abstinence
* Jean viii. 24.
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de viande, le Vendredi et certains autres jours de l’année. Vous vous efforcez même de Jjustifier vos objections par des citations de l’Ecriture et vous dites : “ Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme mais ce qui sort de la bouche qui le souille.” Si votre objection avait aucune force, elle irait directement contre l'ordre que Dieu donna à Adam de ne pas manger le fruit d’un certain arbre.
L'Eglise prescrit l’abstinence comme une pratique salutaire de pénitence, une manière fort convenable d’honorer la passion de Jésus- Chrisi et d’imiter l'exemple qu’il nous a laissé. Ce divin Sauveur consentit volontairement à souffrir; pouvons nous avoir tort de marcher gur ses traces ?
Peut-être quelques uns d’entre vous s’imaginent-ils que nous attachons le caractère du péché à l’usage de la viande, c’est un erreur. L'Eglise n’ignore pas que Jésus-Christ mangea l'agneau pascal avec ses disciples. Elle permet en tout temps l’usage de la viande, les jours d’abstinence exceptés. Mais comme l’intentiôn de l'Eglise était d'établir une pratique universelle en l’honneur de la passion de J ésus-Christ, et d'en faire en même temps une œuvre de pénitence, pouvait-elle choisir un moyen plus conforme à ce désir que 12 défense, à certains
jours, d’une certaine espèce de nourriture ?
De plus par ce commandement elle offre à ses enfants l’occasion de pratiquer les vertus les plus nécessaires, l’obéissance, l'humilité, avec l'obligation pour tous, riches ou pauvres de se
* soumettre.