PRÉTENDUE OPPOSITION DE LA RÉVÉLATION A LA GÉOLOGIE ET À L'HISTOIRE
Après avoir répondu aux objections faites contre les mystères, je répondrai à celles qui se tirent de la Géologie et de l'Histoire.
Les infidèles disent que l'Eglise Catholique en s'appuyant sur la Bible ne danne au monde que six mille ans d'existence, tandis qu'il est prouvé, par des observations géologiques incontestables, que notre globe existe depuis plusieurs millions d’aunées. Ils allèguent encore des difficultés de la mème nature qu’ils tirent de l’histoire, et prétendent que celle de la race humaine remonte à un nombre de siècles infiniment plus grand que le nombre
admis par les Chrétiens.
| Par rapport aux observations géologiques, je
réponds d’abord que l'Eglise n’a jamais défini la durée de la période de temps qui s'est écoulée entre la création des premiers éléments du monde et leur arrangement sûr la terre et dans les cieux; ou, en d’autres mots, entre l'époque indiquée dans le premier verset de la Genèse: Au commencement Dieu créa le ciel et la terre, et cette autre époque; et Dieu dit: que la lumière soit faite.
Secondement, l'Eglise n’a jamais défini si les jours de Moyse étaient des jours de vingt-quatre heures. Cette observation suffit pour répondre complètement aux objections géologigques faites contre la révélation.
Enfin en prenant les jours de Moyse pour des jours de vingt-quatre heures, l’objection géologique est dépourfue de force, car il faut faire une distinction importante, ordinairement passée sous silence, entre la période de la.création et les temps qui la suivirent immédiatement, En effet il y 2 une différence immense entre l’activité des forces de la nature, sous l’irfluence immédiate de Dieu, au moment même où il tirait les êtres du néant, et leur activité subséquente, lors qu’il leur fut permis d'agir conformément aux lois permanentes qu'il leur avait données. La plupart d’entre vous savent très bien que les progrès de la science nous donnent
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bonne heure; mais ils ne méritent pas une réfutation sérieuse.
On dait porter le même jugement d’une série d’objections appuyées sur les livres Indiens ex le Sanscrit, les monuments d'Egypte et les caractères hiéroglyphiques. Plusieurs de ces objections sont en réalité fondées sur des conjectures d’astrologie, quelques autres sur des espèces d'inventions également arbitraires, et toutes ensemble, dépourvues de torce, ne touchent pas même au point de la question. Elles peuvent s’accorder avec les préjugés des intidèles, mais elles ne sont d’aucune valeur dans une discussion grave et faite de bonne foi. Vous n’en pouvez citer une seule digne 6 : fixer l’attention d’un homme raisonnable.
Je reviens à la proposition déja émise: tout esprit logique doit admettre l’évidence des sept arguments que j'ai proposés et des conséquences irrésistibles qui en dérivent, ou se résoudre à être convaincu de contradiction avec luimême et avec les premières notions du sens commun.
Oui, il est absurde, en contemplant l’univers, de dire: Il n’y a point de Dieu.
Il est absurde de vous considérer comme un être doué de raisou, et de nier l’immortalité de l'âme.
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la facilité de faire, en quelques instants, un ouvrage qui auparavant demandait un espace de temps considérable. Les forces de la nature, à l’époque de la création, peuvent avoir eu assez d'énergie pour effectuer en peu de temps, ce qui maintenant exige plusieurs milliers d'années. D'ailleurs Dieu peut avoir donné, au monde l’apparence qui frappe actuellement nos yeux, afin d’éprouver notre foi et notre soumission à la révélation qu’il nous a faite.
Les objections puisées dans l’histoire sont tout aussi peu solides. Sans doute il a existé des nations auxquelles la vanité a suggéré de s’attribuer une durée imaginaire embrassant un nombre presque infini de siècles ; mais ont elles appuyé leurs titres sur des documents historiques ? Elles nous débitent une suite de fables et une masse confuse d’incroyables assertions ; elles n’ont pas même composé une histoire ni articulé un seul fait. Les annales d’aucun peuple ne remonte au delà du temps de F En vérité, il est difficile de concevoir comment des prétentions nationales, exagérées par le désir de se faire valoir, et enveloppées dans un tissu de fables ont pu être employées pour attaquer l’histoire de la Bible. Que de pareils contes soient bons pour endormir des enfants, à la
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CONSÉQUENCX DU PROTESTANTISME. . 875
Il est absurde, en reconnoissant qu’il y a un Dieu, et que vous êtes une être raisonnable et immortel de soutenir que vous n’êtes lié à lui par aucun rapport essentiel, que vous n’avez ni vérités à croire, ni devoirs à remplir, en un mot, qu’il n’y a pas de religion.
Il est absurde, en admettant l'insuffisance de la raison pour vous faire opérer votre salut, de nier la nécessité de la révélation.
Il est absurde de dire que Jésus-Christ était le plus sage et le plus vertueux des hommes, et de soutenir qu’il prétendait faussement être le Fils de Dieu.
Il est absurde de maintenir que l’Eglise fondée par Lui, et portant toutes les marques d’une origine divine, est tombée dans l'erreur, ou peut y tomber.
Il est absurde de reconnäitre d’une part que l'Eglise a été confiée à la direction de St.
Pierre et de ses successeurs, et de l’autre de nier que l'Eglise Catholique, qui est l’unique Eglise “ouvernée par le successeurs de St. Pierre, soit ‘Eglise de Jésus-Christ, et que hors de son sein il n’y ait pas de salut.
Je ne l’ignore pas. Si un homme est déterminé à combattre obstinément la vérité, il est toujours en son pouvoir de s’armer d’objections et de sophismes, et au moyen de fausses subti-
lités, de fermer les yeux à la lumière. Si en face du ciel et de la terre, en dépit de cette multitude incalculable d’êtres contingents dont l'univers se compose, il se trouve des hommes capables dans leur audace de nier l’existence d’un Créateur, et d'attribuer celle du monde aux chances du hazard, peut-on s'étonner s’il se trouve aussi des hommes qui, malgré tous les arguments possibles, continuent à nier les titres de l'Eglise et la divinité de Jésus-Christ ? Mais de même que St. Paul déclare que les athées sont inexcusables, parce que l'existence de Dieu ressort évidemment de l’existence du monde, de même aussi ceux qui refusent de reconnaître l'Eglise Catholique pour l'Eglise de Dieu se rendent coupables et demeurent sans excuse, parce que les preuves de son origine sont si palpables, si accablantes, que personne ne peut les examiner sérieusement sans être convaincu.
Je puis comparer les sept arguments que j'ai développés aux sept tonnères dont il est parlé dans l’Apocalypse. Leur retentissement, qui se fait entendre pendant le cou"3 de tous les siècles, annonce aux infidèles et aux incrédules . l'approche du jngement dernier, jugement terrible, où tout le monde verra clairement que tous ceux qui ont suivi les sentiers de l’erreur
nière. Si en dépit de cette itingents dont > des hommes er l’existence le du monde s'étonner s’il , malgré tous ent à nier les Jésus-Christ ?
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etse sont perdus, ont suivi ces sentiers et consommé leur ruine, volontairement et par un effet de leur propre choix. Alors dans le langage de la Sainte Ecriture les méchants s’écri- | eront touchés de regret, et jetant de profonds | soupirs dans l’angoisso de leurs cœurs : “ In- | sensés que nous sommes, . . Nous nous | sommes donc égarés de la voie de la vérité, la | lumière de la justice n’a pas lui pour nous, et FR le soleil dé l'intelligence ne s’est pas levé sur nous. . Que nous a servi notre or- | gueil? Qu’avons-nous tiré de la vaine osten- | tation de nos richesses? Toutes ces choses se | sont passées comme l’ombre.” KRemarquez ces lamentations. N'est-ce pas l’orgueil qui inspire aux infidèles et aux incrédules un sentiment de mépris pour la soumission des Catholiques à l'Eglise, en matière de foi, ou comme il arrive souvent, surtout ici, pour leur pauvreté? Tout cela changera au dernier jour. ‘ Insensés que nous étions leur vie nous paraissait une folie, et leur mort honteuse.
Cependant les voila élevés au rang des enfants de Dieu, et leur partage est d’être avec les Saints.”
L’impossibilité complète de trouver une ex-
# Bag. v.
878 INFIDÉLITÉ ; OU DEBNIÈRE
cuso à leur conduite mettra la comble au désespoir des infidèles et des incrédules. Ou, malgré leur conviction, ils ont rejeté la vérité 4e propos délibéré, ou ils ont volontairement refusé de la découvrir en éclaircissant leurs doutes. Votre erreur est volontaire. Cette pensée, tel que l'éclair, qui ravage en éclairant, s'attache aux sept arguments que je vous ai mis devant les yeux. ‘Votre ruine est votre propre ouvrage,” telle est l’'épouvantable inscription écrite sur le portail de l’éternel abîme, et la déchiranto Jamentation qui retentira, sans cesser jamais, dans les terribles profondeurs de ce gouffre.
Je termine ici l'appel que je vous adresse:
Que vous reste-t-il à choisir? L'Eeuse CaraouiQe—ou le Désespoir.
Quiconque a lu ces pages, dans un esprit de droiture et de sincérité, doit comprendre clairement que le protestantisme dans ses tendances aboutit à l'angoisse et au désespoir; qu'il est absurde dans ses principes ; que ses préjugés sont fondés sur la calomnie; que dans ses dernières conséquences il se contredit lui-même, et que sous tous ces points de vue il offre un corps
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omble au dérédules. Ou, ejeté la vérité rolontairement ircissant leurs mtaite. Cette vage en éclaits que je vous otre ruine est l’'épouvantable il de l'éternel tion qui retenterribles pro-
à vous adresse :
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de religion en guerre avec le cœur et l’intelligence de l’homme, et subversif de toute société.
L'histoire du protestantisme confirme tout ce que j’ai avancé. Le protestantisme commença par introduire la discorde et la division parmi les frères. En continuant cette œuvre, il s’est tourné contre lui-même pour se déchirer les entrailles : Un esprit d’animosité religieuse, et l’opposition des doctrines divisent les sectes sorties de son sein ; loin de s’affaiblir, la division ne fait que s’accroître de jour en jour.
Luther, Calvin et leurs adhérents auraient bien fait de s’attacher à la réforme de leur propre cœur. Les fautes individuelles qu'ils avaient observées ne pouvaient justifier leur témérité, ni l’introduction violente de la discorde parmi des millions d’hommes unis ensemble comme des frères.
L'état du monde entier serait incomparablement plus satisfaisant, si toutes les nations chrétiennes étaient encore unies par les liens de la même foi. Personne ne peut calculer l’immense quantité de souffrances et les flots de sang qui auraient été épargnés si l'Angleterre, l'Allemagne, la frède, le Danemark, la Prusse et la Russie étaie: : restés Catholiques. Si au lieu de s’abandonner mutuellement en matière de religion à un esprit de jalousie, ces puis-
sances avaient réuni leurs efforts pour convertir les peuples idolâtres, ceux de l’Asie en particulier, il est très probable, qu'avec le secours de Dieu, ils auraient réussi dans leur glorieuse entreprise. é
Un temps viendra où tous nos frères séparés reviendront à l’unité catholique. ‘Il n’y aura plus alors qu’un seul bercail et un seul pasteur.”” Heureuse l’époque qui contemplera leur retour! Le Te Deum entonné par le Souverain Pontife, comme chef de l’Eglise, sera le plus glorieux et le plus consols : qui ait jamais été chanté par le Vicaire de Jésus-Christ.
Il n’est aucune contrée où l’unité catholique porterait des fruits plus abondants que dans les Etats-Unis; aucune où elle serait plus désirable, même au point de vue politique et social. Æ pluribus unum, telle est votre devise nationale. Rien ne contribuerait plus à l'union des Etats que l’unité de la foi.. Tout ce qui tient à l'esprit de secte engendre et fortie l'animosité. La charité mutuelle, le bonheur de tous seraient grandement favorisés dans leur développement si, au lieu de ces dénominations qui divisent actuellement: les nombreuses familles des nations qui ont fixé leur résidence dans cette noble contrée, l’autorité spirituelle de la seule véritable Eglise fon-
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dée par J ésus-Christ, les unissait toutes dans les croyances de la même foi, et les aspirations de la même espérance.
Que Dieu dans sa bonté infinie hâte le mo-.
ment où tous les membres de cette célèbre Ré-
publique gouteront les douceurs d’une si con-
solante union. Que tous s’efforcent selon leur pouvoir à contribuer à cet heureux événement. Ce petit ouvrage n’a été écrit que pour cet fin. Je sais que cette discussion n’aura pas pour
‘effet de rendre tous mes lecteurs catholiques et
héritiers du royaume des cieux ; mais j'ai la ferme confiance, et j’en éprouve d’avance une douce consolation, que les hommes sincères et courageux seront excités, par la lecture de ce livre, à examiner la vérité de la religion catholique, et je suis assuré que, s'ils le font, ils ne tarderoni pas, avec la grâce de Dieu, à rentrer dans le sein de l'Eglise.
Rien au monde ne pouvait me décider à quitter le pays où je suis n6 que la pensée qui a dicté ces pages. Le plus vif de mes désirs est de vous amener, autant qu’il m'est possible, à la connaissance de la vérité, et de vous mettre dans la vôie qui conduit au port du salut. Maintenaut que je me suis entretenu avec vous, je puis quitter cette vie et me consoler en pensant que j'ai rempli mon devoir
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382 INFIDÉLITÉ ; OU * "RNIÈRE
envers vous, comme avec des frères en Jésus- Christ, avec des hommes que j'aime sincèrement et qui avec moi respirent l'air de la même patrie.
Si quelques expressions un peu trop dures me sont échappé, j'ose espérer que vous me les pardonnerez pour la raison que j’ai donnée dans la préface. Quand on parle ou que l’on écrit sur un sujet aussi important que celui de la religion, la charité commande de manifester la vérité franchement, loyalement ét dans le langage le plus simple.
Je le déclare de nouveau, en présence de Dieu qui scrute les replis les plus cachés du cœur, je n’éprouve point le moindre sentiment d’amertume contre aucune des sociétés religieuses auxquelles je me suis adressé. Le seul qui pénètre mon âme, c’est celui de la plus vive affection pour tous. J’en suis intimement convaincu: Dans toutes les sociétés chrétiennes, qu’on les appelle Episcopaliens, Presbytériens, Méthodistes, Baptistes, quelque soit enfin leur nom,il y a des hommes au cœur noble, qui s0nt dans l'erreur, non par la mauvaise disposition de leur volonté, mais parce qu'ils sont nés et ont été élevés dans lo Protestantisme, et qu ’ils n’ont jamais examiné sérieusement les points religieux discutés dans
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cet ouvrage. Hommes loyaux et sincères, ils liront mes preuves avec la pureté d’intention, le calme, le zèle pour la vérité qui les à inspirées ; la grâce de Dieu leur venant en aide, ils en retireront les fruits de conversion qu’elles sont destinées à produire.
Je dis l’aide de la grâce, parce que la foi est un don de Dieu. Ni les arguments les plus forts, ni les preuves les plus convaincantes ne peuvent communiquer la foi. L’humilité et la prière sont nécessaires. Il faut dire avec le centurion de l'Evangile: “Je crois, Seigneur, soutenez mon incrédulité.” Donnez moi la force de poursuivre mon examen, d'accomplir ce que par votre grâce vous m'avez montré être indispensable pour mon salut, et d’être membre de votre Eglise.
Je sais, disait le Cardinal du Perron, que je puis convaincre qui que ce soit d’erreur, et lui prouver d’une manière incontestable la vérité de l'Eglise Catholique ; mais je ne puis convertir les hérétiques: pour cela je les renvoie à l'Evèque de Genève. Il parlait de St. François de Sales, effectivement alors Evèque de Genève, qui avait le don de toucher les cœurs.
Ce n’est pas assez de convaincre l'esprit, il faut que le cœur se convertisse.
St. Paul avait le pouvoir de convaincre
Agrippa et d’épouvanter Félix; mais St. Paul lui-même ne pouvait convertir des hommes qui ne voulaient pas être convertis. Quand la volonté repousse obstinément la grâce de la conversion, tout ce que l’on peut obtenir c'est une confession semblable à celle d’Agrippa :
“Vous me persuaderiez presque d’être Chrétien” ou bien encore à celle de l’Aréopage :
“Nous vous entendrons une autre fois à ce sujet.””*
Le nombre de ceux qui résistent ainsi à la grâce de Dieu, est malheureusement trop grand. Avec des hommes de ce caractère, tout raisonnement est inutile. Si vous refusez de vous humilier devant Dieu et d’avoir reccurs à la prière, jamais vous ne vous convertirez.. Tout au plus, direz-vous: Vos preuves ont presque fait de moi un Chrétien. Je considererai le sujet de nouveau une autre fois.
Qui vous a promis que le temps sur lequel vous comptez vous sera donné? “ Aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs.” Aujourd’hui, à la lecture de ces pages, vous entendez la voix de Dieu. Priez le de vous-accorder l'intelligence entière de la vérité avec la résolution ferme de l’embrasser.
* Act. xiii. 8.
ais St. Paul hommes qui . Quand la grâce de la obtenir c'est d'Agrippa :
d’être Chrél’Aréopage :
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nt ainsi à la ttrop grand.
, tout raisonisez de vous recours à la tirez. . . Tout ont presque dererai le su-
8 sur lequel Aujourd’hui issez Pas Vos de ces pages, Priez le de e de la vérité asser.
S1 vous ne vous rendez pas à vos propres COnvictions, vous ne trouverez jamais la paix, et vous resterez toujours étrangers à l’espérance. Vous en jouirez au contraire de cette paix, si obéissant aux inspirations de la grâce et aux avertissements de votre conscience, vous dites avec la sincérité de St. Paul: “ Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?” Et si, sans aucun retard et parfaitement déterminés, vous agissez suivant la connaissance qui vous est donnée de la loi de Dieu. | .
Plus d’un “Elymas” fera tous ses efforts pour vous empêcher de devenir Catholiques.
Vous aurez à souffrir les reproches de ceux dont l'intérêt est de soutenir le protestantisme. Vous aurez à braver. et à vaincre une influence plus formidable encore, celle de l’opinion publique. Mais pourquoi chercher à plaire aux hommes plutôt qu'à Dieu? Pourquoi un homme rougirait-il de ses convictions, surtout dans un pays de liberté, tel que celui-ci ?
Pourquoi manquerait-il de courage, lorsqu’il s’agit de faire une démarche d’où dépendent pour lui les consolations du temps et celles de l'éternité? Il n’y a qu’une seule chose de nécessaire, c’est de vous rendre agréables à Dieu, et de mener une vie conforme aux maximes de la foi et aux enseignement de l'Evangile. dJ’ai
886 INFIDÉLITE ; OU DERNIÈRE
essayé d’en fournir quelques moyens dans un ouvrage intitulé : À Manual of the Catholic Religion for Self-Instruction.”
Sur tous les sujets, excepté celui de l'Eglise Catholique, votre caractère national se distingue éminemment par un esprit de recherches. Examinez nos doctrines sérieusement, avec bonne volonté, sans préjugés, comme l’a fait dernièrement un de vos hommes les plus célèbres, le juge Burnett, autrefois gouverneur de l’'Orégon. Lisez son ouvrage : “The Path which led a Protestant Lawyer to the Catholic Church.” Conduisant ses investigations d’après des principes semblables à ceux qui gouvernent les procédures légales, il compara la doctrine protestante avec la doctrine catholique, consulta les meilleurs écrivains de part et d’autre, et finit par rentrer dans le sein de l'Eglise. Adoptez cette méthode, ou tout autre qui vous semblera préférable ; mais, je vous en conjure, si vous aimez la vérité, si vous désirez sauver votre âme, examinez la religion catholique ; examinez-la avec l’empressement du désir et la bonne foi de l’impartialité, et bientôt vous vous reposerez entre les bras de votre Mère, dont la violence et la calomnie ont séparé vos ancêtres, et que des préjugés de naissance, fortifiés par l’éducation vous ont rendue odieuse.
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de l'Eglise nal se dide recherrieusement, comme la es les plus oUverneur ‘The Path he Catholic ons d’après gouvernent la doctrine lique, conet d’autre, de l'Eglise.
re qui vous en conjure, irez sauver catholique ; L désir et la t VOUS VOUS re, dont la os ancêtres, ortifiés par
Si après que vous serez devenus Catholiques, quelqu'un vous demande la raison de votre changement, répondez-lui avec La Harpe:
‘ Mes amis, j'ai examiné et je crois; examinez et vous croirez.”
Un examen attentif, uni à de ferventes prières, vous conduira à l’Eglise Catholique, Mère de la science, de la sainte espérance, du saint amour, source toujours abondante de consolation dans le temps, et le seul guide qui puisse vous conduire à une éternité de bonheur, par son divin Fondateur, Notre Seigneur Jésus- Christ. Ainsi soit-il.