SCENE V
Les Mêmes, VOLENS, GORGO, CICADA, Romains.
Soyez les bien venus chez moi, Romains... Je vous l'ai dit : c'est aujourd'hui les saturnales, c'est-à-dire le jour où les esclaves sont maîtres, le jour où les maîtres sont esclaves. Mais il nous manque des amis, ce me semble?
VOLENS
Il nous manque ceux qui n'avaient pas encore assez faim.
Nous étions pressés, nous autres, et nous sommes venus. Mais
sois tranquille, ceux que tu attends nous suivent. Je t'ai amené,
pour mon compte, cent cinquante vétérans des guerres de Grècn
Bithvnie ..., et je t'en promets <leux mille antres,
GORGO
Bien, Volens, bien.
Salut, seigneur.
Salut, ami.
GORGO
Je t'amène deux cents gladiateurs et soixante esclaves; ils savent dans quelle carrière de la Sabine, dans quelle montagne des Apennins, trouver trois mille compagnons. Quand Usera temps, ils les feront prévenir.
il est temps.
Qu'ils les préviennent.
Bonjour, ami Sergius.
Bonjour, seigneur Cicada... Compagnons, entrez, entrez ! Oh ! la maison est à vous, bien à vous... Prenez, usez, abusez! ce n'est que le commencement, mes hôtes. Je m'exécute d'abord... Nous verrons si, plus tard, les banquiers et les bourgeois s'exécuteront d'aussi bonne grâce que moi.
TOUS
Vive le roi Catilina!
\ ive le peuple romain !
Vive le peuple romain !
Du vin et des fleurs!
TOUS