ACTE I, TABLEAU II
ORESIILLA.
Vous ne le connaissez pas, et vous lui donnez mon flacon.
Vous le savez , il y a des entraînements dont on n'est pas le maître.
ORESTILLA.
Oui , c'est comme les répulsions. [Bas à une femme esclave qui porte le costume égyptien.) Nubia, tu sauras quel est cet enfant. Continuez, César. Oh ! vous nous avez interrompu au milieu de la plus intéressante conversation ; César et moi nous parlions pâtes et essences. Sav z-vous que c'est un général de première force sur la toilette!
11 mentirait a son origine s'il en était autrement; on n'est pas petit-fils de Vénus pour rien.
ORESTILLA.
Voyons, César, voyons, comment vous faites -vous ce teint que toutes les femmes vous envient?
Voulez-vous ma recette ? il n'y a rien que je ne fasse pour vous obliger.
ORESTULLA.
Sans intérêt, au moins?
CÉSAR
Nous compterons plus tard.
ORESTILLA.
En vérité, vous etez charmant! quelle différence il y a eatre vous et certaines gens que je connais... Décidément le seigneur Sergius est distrait aujourd'hui.
Pardon, c'est étrange... Mais ju regardais...
ORESTILLA.
Quoi donc ?
Une tourterelle d'Egypte qui vient de se poser sur ce chêne ; elle se sera échappée de quelque volière.
ORESTILLA.
Une tourterelle d'Egypte! il n'y a que moi qui en aie deux à Rome.
Et vous y tenez?
ORESTILLA.
J'ai un esclave dont le seul soin est de s'occuper d'elles.