‹ CatilinaChapitre 33 sur 138 · ACTE I, TABLEAU II. kl · texte numérisé non relu

ACTE I, TABLEAU II. kl

CÉSAR

Fulvie dans une litière de louage! Mais elle est donc ruinée tout à fait ?

Elle s'arrête ! ah ! nous allons voir quelque chose d'amusant. SCÈNE VIII.

Les Mêmes , FULVIE.

fulvie , de la litière fait appeler Curius par un de ses gens , et lorsqu'il Va vue :

Bien , Curius ! vous vous consolerez facilement de mon absence ; cela me rassure.

CURIUS

Fulvie ! (Il court à elle.)

FULVIE. X

Laissez-moi! Adieu.

CURIUS

Mais !

FULVIE

Loin d'ici, vous dis-je ! {A ses porteurs.) Allez , vous autres ! (Curius suit la litière qui s'éloigne.)

ORESTILLA.

Oh ! le pauvre Curius , le voilà désespéré !

CÉSAR

Vous alliez me demander quelque chose quand Fulvie est arrivée.

ORESTILLA.

Oui, j'allais vous demander si vous connaissiez cet enfant avec lequel cause Sergius.

Non , c'est la première fois que je le vois.

ORESTILLA.

Il est charmant...

césar, à part.

Ce que c'est que la sympathie; elle le déteste.

syrus, revenant.

Me voici , maître !

charinus, à Syrus.

Tiens, prends ce beau flacon , que je pourrais briser en faisant mes exercices.. As -tu ramassé des cailloux pour ma fronde ?

SYRUS

J'en ai plein le pan de mon manteau.

CHARIXUS.

Eh bien ! allons par la route où doit venir mon père. (A Ca-

lilina.) Où vous retrouverai-je , seigneur?

Ici. [A Curms. qui revient tout effaré.) Eh bien!

CURIUS

Mon cher Sergius !

CATILIXA.

Oh! grands dieux! que vous arrive-t-il?

CURIUS

Un affreux malheur. Fnlvie va faire un coup de tête. Je suis

désespéré.

CATILIXA.

A quoi puis-je vous être bon?

CURIUS

Il me faudrait quelques hommes dont je fusse sûr.

CATILIXA.

Courez jusqu'à la porte Flaminia; j'ai là six gladiateurs, prononcez le mot de passe : Pïgil, et ils vous obéiront.

CURIUS

Merci, merci !

orestilla, à Catihna qui se rapproche d'elle. En vérité, Sergius, je commençais à renoncer à l'espoir de votre société pour aujourd'hui.

catilixa, riant.

Vous le savez, madame, on se doit avant tout aux malheureux!

ORESTILLA.

De qui parlez-vous ?

De Curius, qui vient de sortir désespéré.

ORESTILLA.

Et ce bel enfant que vous aimez si fort, est-il aussi malheureux?

CATILIXA.

Quel enfant ?

ORESTILLA.

Celui avec qui vous causiez tout a l'heure.

Moi, madame, je ne le connais pas.

ORESTILLA.

Vous ne le connaissez pas !

CATILINV.

Non , par Castor, en vérité, je le vois aujourd'hui pour la première fois ; il faut qu'il soit depuis peu de temps à Rome.

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