TLVIE
Niais que vous êtes!
Seigneurs , nous tâcherons de nous passer de César.
LENTULUS
N'importe, c'est fâcheux. César!., c'est unbeau nom.
RULLL'S.
Et laissez là vos patriciens, Lentullus. Invitez le peuple et il viendra, lui. Je réclame la part du peuple, Catilina, du peuple ! toujours oublié dans les révolution;.
C'est bien , Kullus, c'est bien; on lui fera justice cette, fois nu peuple, et c'est vous qui serez chargé de la lui faire.
TOUS
Bravo! Catilina, bravo! 5
74 CATILTSA.
CÉTHEGUS.
.T'attend? , pour crier vive Catilina ! que Calilina ait fait se*
largesses.
CATILIXA.
Soyez tranquille, il les fera. J'ai regardé l'aigle romaine, et j'ai mesure son vol; elle part du mille d'or, centre de la ville, et décrit un cercle gigantesque autour du monde. L'Europe au ciel sévère, à la terre féconde; PAsie aux plaines pmbaumée* aux fleuves semés de paillettes d'or, aux villes opulentes \ 1 Afrique avec ses mines d'argent et de pierres précieux avec ses déserts, vaste peau de tigre tachée d'oasis; voilà en que domine l'aigle de nos légions; du haut du ciel son œil voit s'agiter cent cinquante millions de tributaires , fumer quarante mille cités; l'ombre de ses deux ailes s'étend sur les deux mers qui embrassent son domaine . comme une ceinture ruisselante de lumière. Enfin, lorsqu'elle est fatiguée, elle peut reposer son vol sur une montagne d'or aussi haute que l'Atlas. Comptonsnous. Nous sommes six! Coupons la montagne en six tranchestaillons le monde en six parts : voilà , mes amis . la largesse que nous fait le roi du festin.
TOUS
Vive le roi du festin !
Le roi, ce sera le consul de demain. Criez vive le consul !
CÉTHEGUS.
Pas de détours , pas d'apologues. Ne crions ni vive le roi ' ni vive le consul! crions vive Catilina !
CDWOS , à Falvie.
Comprenez-vous maintenant?
FULVIE
Je comprends.