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CHAPITRE IL

LES POÈMES MBLIQDES.

I. L'ode légère d'Alcée, de Sapho et d'Anacréon avait été remise en honneur par les Alexandrins; mignardise et réalisme de leurs productions. — GaloUe, là où il imite Sapho comme les Alexandrins, est plus naturel et plus indépendant qu'eux. — Garactère tout romain de sa passion.

— Les pièces LI et XI, toutes deux en strophes saphiques, en marquent ie début et la fin. — L*amitié malheureuse dans Sapho et dans Catulle (XXX). — Procédés de rîmitalion; la pièce LI n'est pas une pure traduction du grec, —r Ia. vcraîficaljoa ert moix^ rigoureuse que celle d'Horaoa et ae rapprocha davantage de SapkK -^ La moquerie dans Tode légère (XVII); Anacréon et le vers priapéen. — Catulle ne manifeste aucun goût pour Alcée, parce qu'au fond la politique ne Tintércsse pas directement 43

II. Le poème nnptial. — L'antiquité considérait ceux de Sapho comme le modèle classique du genre; c'était une chanson pleine de vivacité et très voisine de la poésie populaire qui lui avait donné naissance. — Au temps de Catulle, il n'était plus traité chez les Grecs que par des poètes à gages. — La pièce LXI est un chant d'hy menée imité directement de ceux de Sapho; il en a le tour dramatique et la beauté naïve. ^— La pièce LXII est un Ckant du $oir sous la forme d'un chœur alterné; rien ne prouve qu'il vienne des Alexandrins plutôt que de Sapho 63

m. L'bymne à Diane (XXXV) ; le type de ce poème est conforme a celui que Sapho avait donné dans ses hymnes. — Au contraire, ia pièce en vers galliambic|ues sur Altis offre plus d'an point de comparaison avec l'art des Alexandrins et de Callimaque en particulier. — Catulle na rien emprunté au lyrisme d'apparat; en cela, il a obéi probablement à une tradition venue des Alexandrins. — Il a rendu service à la poésie latine 4sn lut enseignant à borner ses ambitions 78

GHAPITBE IIL

LES HENDBGASTLLABES.

L Définition de la poésie fugitive ou poésie de circonstance. — L'hcndécasyllabe chez Sapho et chez les anciens lyriques grecs. — Phalécos et les Alexandrins avaient modifié le mécanisme du vers. — Caractère des compositions auxquelles les Grecs l'appliquaient. — L'eitréme liberté de langage qui en était une des lois principales était admise avec peine par les Romains; comment leur sentiment se trouvait en contradiction avec celui des Grecs; en quoi consistaient leurs griefs. — Théorie de Catulle; distinction qu'il établit entre la vie et l'œuvre de Técrivain; double* aspect 'de songënie; sM adversaires et seft partisans. — Le tableau de la vie grecque dans fes poèmes; immunité dont il jouit au milieu de la société élégante de Rome gS

II. Les hendécasyllabes sont comme une réduction de la poésie mélique, de l'iambe et de l'élégie. — Commeut ils se rattachent à chacun de ces trois genres; par quoi ils en diffèrent. — Le moineau de Lesbie; Méléagre et Catulle. — La chanson d'amour. — Hendécasyllabes qui ne rentrent dans aucune autre catégorie. — Poésies de circonstance propraineBt dites. — Billets en vers. — L'invitation è dîner depuis

les Alexandrins jusqu'à Horace. — Les pièces de Calullc ressemblent beaucoup moins à des odes qu'à certaines épif^mmes de TAnthologie grecque; Catulle et Horace, traitant des sujets identiques, n'ont pas suivi les mêmes modèles. — Service que ces petits vers ont rendu à la poësie latine 119

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