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CHAPITRE !V

I. Origine de Yépyllion, ou conte épique, chez les Alexandrins. — Querelle

de Callimaque et d'Apollonius de Rhodes sur les longues épopées. — Discussions auxquelles donnèrent lieu les poèmes d'Antimaque de Colophon. — Opinion de Catulle sur ie poème épique. — Les Noce» de ThétU et de Pelée ne sont pas tirées d%m original plus étendu ; c'est un épyllion dans le goût des alexandrins. — Irrégularité dans la composition; comparaison avec les idylles épiques de Théocrile et avec les hymnes de Callimaque. — Catulle, à la différence des aèdes primitifs, intervient dans son œuvre; il s'y montre à découvert au milieu de ses personnages. — Les libertés qu'il prend avec les principes de l'art sont voulues; il proteste contre Tordre didactique des auteurs d'Annales 1 3^

II. Les Noces de Thélis et de Pelée ne sont pas traduites d'un épyllion alexan-

drin. — L'épithalame mythologique dans la littérature grecque. — La légende; modifications que lui fait subir Catulle. — Souvenirs de la poésie erotique et de la poésie pastorale. — L'âge d'or; Catulle et Hésiode. — Le chant des Parques. — Comment Catulle représente le mariage 1 5G

III. Ariane abandonnée. — La légende avant Catulle. — Le personnage de

Thésée. — La Médée d'Euripide; Catulle lui emprunte le portrait de la femme trahie. — 11 doit à Apollonius le portrait de la femme coupable. — A la poésie erotique il mêle des souvenirs de la tragédie et de l'épopée. — Malgré ses fautes, Ariane nous touche, parce qu'elle est l'instrument et la victime d'une volonté supérieure. — En quoi ce morceau diffère de la poésie élégiaque 17a

IV. La question de l'hexamètre spondaïque. — Catulle l'emploie avec une

préférence marquée. — But qu^il s'est proposé ; par quels arguments

sa tentative peut se défendre 1 89

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