‹ Causeries avec mes élèves (volume 5)Chapitre 54 sur 54 · XXX. Un Anglais qui parle Français. — Topffer et un milord · texte numérisé non relu

XXX. Un Anglais qui parle Français. — Topffer et un milord

— Le Col d'Anterne. — Un seul guide. — Milord en présence du Mont-Blanc. — Il bâille. — Un bâillement pour introduction. — Une intéressante conversation. — Ut et no. — Le

humour. — Le goût. — L'esprit. — Tôpffer, X. de Maistre, et Sidney Smith. — Le sourire. — Un salon français. — Les correspondances des journaux sur la France. — Le home français. — Les nations se comprennent-elles? — David Copperfield. — Une lecture de Tôpffer aux professeurs suppléants de Yole. — Dickens.

XXXI. Des Anecdotes. — Les Nouvelles Genevoises. — Tôpffer riait. — Un irlandais et sa vache. — Une lettre adressée " Au plus grand poëte de France." — Un homme bien portant tué par son médecin. — Molière, Louis XIV, et le médecin du poëte. — Les médecines. — La sœur de mademoiselle. — A. Dumas et un comte français. — Un cheval et un âne à la même Toiture. — Un petit garçon qui cherche une cuiller. — Ce qu'il trouve. — La naïveté. — La Fontaine.

XXXII. Le Renard et la Cigogne. — Madame prononce le mot stork. — Une réprimande. — Conséquences de la distraction de madame. — Ce que le renard a dans son sac. — Les hommesrenards. — Le petit George fait une confusion. — G. Sand. — Les hommes sont dans les bêtes. — G. Sand n'aime pas l'homme-chien. — Elle est la femme-oiseau. — La fable de La Fontaine. — La chicherie, l'économie, la prodigalité. — Le

poëte corrige-t-il les hommes-renards?

XXXIII. Le Lièvre et la Tortue. — George et la sœur de mademoiselle. — La tortue n'est pas folle. — Pourquoi le lièvre arrive trop tard. — La fable.

XXXIV. La Fontaine. — La nature et les salons. — Il ne va pas a la cour : pourquoi. — Ce qu'il fait sur le chemin de Versailles. — La duchesse de Bouillon. — Walckenaer. — Horace ; Mme de Sévigné. — La Fontaine sous un arbre. — Trois heures à genoux devant des fourmis. — Mademoiselle présente une germandrée à La Fontaine. — Molière juge Racine, Boileau et La Fontaine. — Qui est le plus grand poëte de France, et qui le second. — La plus grande des fables. — Les préférences. — On n'a jamais fini avec La Fontaine. — Shakspeare, Molière, et La Fontaine. — M. Taine. — Timeo virum unius libri. — Liste des grands livres. — Mille doutes et une affirmation. — Montaigne. — Une question indiscrète de mademoiselle. — Faut-il mettre Emerson sur la liste ? — Mes élèves

sont curieuses. — Shakspeare. — M. J. R. Lowell. — La tempête dans King Lear. — Shakspeare n'est pas Prospéra. — L'acteur Salvini. — Quel est le meilleur critique de Shakspeare.

XXXV. La Fontaine (Suite.) — Son éloge par Fénelon. — Le duc de Bourgogne. — Le style de Fénelon, de Bossuet et de Pascal. — La différence des goûts. — Une grande erreur de Fénelon. — Sophocle, Virgile, Racine, Raphaël, G. Sand. — Les distractions de La Fontaine. — Anecdotes. — La Fontaine ne veut pas parler d'affaires. — La Fontaine et le prophète Baruch. — Saint Augustin a-t-il autant d'esprit que Rabelais?

— La Fontaine a mis ses bas à l'envers. — Il va à l'Académie par le chemin le plus long. — Mme de la Sablière. — La Fontaine croyait que les femmes étaient des déesses. — La princesse de Conti. — La duchesse de Bouillon. — L'adoration des fourmis et des dames. — Une page de M. Taine. — Le monde des fous.

— La toile de notre vie. — Les bouquets de La Fontaine. — Madame envie la vie de La Fontaine plus que celle de Louis XIV. — Molière et Byron.

XXX VL Une Anecdote. — L'Enseignement des langues a Oxford. — Douze pêches à partager. — La sœur de mademoiselle aura la plus belle. — Madame donne un bouquet de muguet à George. — Une anecdote qui vient du frère de madame. — Un académicien français visite Oxford. — Paysans anglais parlant toutes les langues du monde. — La langue des signes. — Deux hommes qui se comprennent parfaitement.— Ce que signifie le poing d'un anglais. — Pourquoi on se tourne souvent le dos. — Mes élèves réclament une page de Pascal.

— Une querelle avec George au sujet de la sœur de mademoiselle. — Les foudres de Jupiter. — George ne veut pas faire pleurer la sœur de mademoiselle. — George comprendra-t-il Pascal.

XXXVII. Les Animaux malades de la Peste. — Pascal encore renvoyé. — Louis XIV, les courtisans, le peuple. — Madame accuse le roi. — Un roi peut-il être coupable ? — Bossuet — Explication des mots nouveaux. — L'Iliade, Apollon, Agamemnon, le prêtre Chrysès. — Les Grecs innocents et punis. — Pourquoi on ne chasse pas Louis XIV, Agamemnon et le

lion. — Quatre-vingt-neuf et quatre-vingt treize. — Pourquoi le lion et les rois disent, " Mes chers amis " à leurs sujets. — La piété* du lion. — L'hypocrisie. — Le sacrifice d'Iphigénie. — Iphigénie et Louis XVI. — Le dernier jugement de Dieu. — La Fontaine définit la cour. — Son courage. — Les courtisans du Président des Etats-Unis et ceux de Louis XIV. — Le renard n'est pas sifflé. — L'âne. — Son crime. — Le loup plaide.

— La morale de la fable.

XXXVIII. Deux Anglais qui parlent français. — La sœur de mademoiselle. — " Le guide été iune stiupide, iune fourbe" — Milord ne voalé paartir que quand le ciel n'avé pas iune sieule {unique niuage. — Milord est obstiné. — Clara craigne la perfiurne de le pipe du guide. — Frayeur de Clara : " Oh! . . . Oh!

. . . ne quitté" pas la miulette ! — Ohé! whatfellow we hâve there!"

— Clara et milord ont étudié la grammaire. •

XXXIX. Le Loup et l'Agneau. — Le loup et les vieux rois. — Stat pro ratione voluntas. — La fable. — Le loup ne respecte pas les lois. — Violence. — Hypocrisie. — L'agneau avait lieu de parler mal du loup. — Le cerf aux obsèques de la lionne.

— Les hommes-loups. — Une maxime: " La force prime le droit." — Le droit et la force réunis en Dieu. — Mademoiselle n'aime pas les hommes-loups.

XL. Pascal. — Le Sublime. — Une page de Pascal. — Mes élèves étonnées et émues. — Impossibilité de mesurer. Le vertige.

— Qu'est-ce que le sublime ? — Le ciel étoile. — Mademoiselle sur le pont du vaisseau regarde l'horizon et oublie l'Amérique, l'Europe, et sa petite sœur. — Elle plonge son regard dans les eaux et monte vers Dieu. — On ne voit pas le sublime quand on a peur. — Pourquoi. — Mademoiselle regarde la mer en furie du haut d'un rocher. — Ce qu'elle 8e ut. — L'aigle et l'orage. — Le chêne et l'aquillon. — Le Waterloo du chêne est sublime aussi. — La victoire de Jéhovah. — V. Hugo.

XLI. Le Sublime. — Socrate. — Mes élèves m'interrogent sur la nuit et le désert. — Le sublime dans l'âme humaine. — La vue des êtres sublimes ne nous humilie pas. — Jeanne d'Arc. — La mort de Socrate. — Le Phédon de Platon.— Ignorance où l'on est des grands livres. — Mes élèves se dé-

fendent. — Comment Socrate regarde fixement la mort. — Une maxime de La Rochefoucauld. — Une page du Phédon. Socrate parle. — Le vieil Horace. — La tempête de saint Paul. — Deux ouvriers sublimes.

XLII. Le Coq et la Perle. — Un manuscrit précieux pour l'ignorant, le coucher du soleil pour l'aveugle, la Marseillaise pour le sourd, et la perle pour le coq. — Les richesses, la grande peinture, la grande musique, Shakspeare — La Fontaine pour un anglais et Dickens pour un français. — Le prix des choses.

XLIII. Le Vieillard et les trois jeunes Hommes. — La fable racontée en prose. — Emotion de mes élèves. — Le sublime.

— Une page de Bossuet. — Henriette d'Angleterre duchesse d'Orléans. — Une Oraison de Bossuet. — " La Mort et le Mourant" de La Fontaine. — Un octogénaire qui plante. — L'avenir est à Dieu. — Naissance de Napoléon II. — 1811 et 1815.

— Une poésie, de V. Hugo.

XLI V. Les Oiseaux. — La sœur de mademoiselle a une méchante langue. — Curiosité. — Les oiseaux, Michelet et G. Sand. — Une page de G. Sand. — Sa puissance fascinatrice sur les oiseaux. — Sa plus grande antipathie. — Sa servante et les cochons. — Les supériorités de l'oiseau sur nous. — Michelet, le rossignol, et l'hirondelle. — Les ouvrages de Michelet.

XLV. Les Champs et le Pinson. — Pourquoi George n'aime pas les champs. — La sœur de mademoiselle. — Madame aime les champs l'été. — G. Sand les aime toujours. — Le signe d'une belle âme. — G. Sand. — H faut lire son livre : Histoire de ma vie. — Ses plus beaux romans. — Les champs les ont inspirés. — Poésie des champs. — Le crépuscule en France à la campagne. — Le pinson. — Monotonie de la nature. — Madame entend le pinson, le merle et le coucou. — Elle est heureuse. — On demande pourquoi le rossignol ne chante pas avec les trois musicien? du fermier. — Virgile, Tityre, et Mélibée. — Le chant du vigneron, les ramiers, les tourterelles.

— Achille, Hector, et la trompette guerrière.

XL VI. L'Hirondelle. — La sœur de mademoiselle dit que les Français sont des barbares. — Le pinson aveugle. — Une page de Michelet. — L'hirondelle et la maison du paysan. — Encore

Michelet. — Le vol de l'hirondelle. — Est-elle un esprit? — Les âmes des morts reviennent-elles sous forme d'hirondelle?

— Mélancolie. — L'émigration des hirondelles. — Leur arrivée.

— Joie aux champs. — Les meetings avant le départ. — Ce qu'elles disent. — Eloquence. — Tristesse au foyer. — Paroles du grand-père.

XL VII. Le Rossignol et l'Alouette. — Le chant épique. — Le seul artiste. — Le chant de nuit. — L'amour et l'infini. — - Description d'une promenade le long du bois. — Il chante et inspire sa compagne et ses fils. — L'aube : Juliette et Romeo.

— Le chant du combat, la déclaration d'amour, le chant du triomphe. — L'alouette n'a pas entendu le rossignol. — Le chantre du soleil. — Il faut la voir et l'entendre. — Elle monte.

— Le concert des anges aux cieux. — Hosannah ! — Vous avez le moineau : allez chercher l'alouette. — L'Amérique pays de l'alouette. — Mme Lucca.

XL VIII. La Patrie. — Jeanne d'Arc. — Amour de la patrie. Thémistocle à Salamine. — Les Thermopyles. — Annibal, Washington, Lincoln, Wellington, Jeanne d'Arc. — Patrie d'adoption. — Marie Stuart. — Ses Adieux à la France. — Une chanson de Béranger. — L'héroine de la patrie : Jeanne d'Arc.

— La poésie n'a rien à faire ici. — Goethe, son fils, et Napoléon. — Art et réalité. — Michelet, M. H. Martin, M. Guizot.

— Une page de Michelet. — Pourquoi la Pucelle quitte sa " mère. — La pitié. — Temps barbares. — Où était Dieu. — Elle,

Annibal, et Napoléon. — Les visions. — Ce que dit saint Michel. — Pourquoi Jeanne pleure. — Grandeur incomparable.

— Orléans, trahison, procès et mort. — Le sein de Dieu.

La grammaire. — Fin du cours. — La grammaire enseignée.— Comment. — Subjonctif et participes. — Mes élèves me prient de publier mes études sur la grammaire. — Pourquoi j'attends.

XLIX. Les Litres a lire. — Conseils à mes élèves. — Une petite bibliothèque. — M. Emerson abrège mon travail. — Son chapitre books. — Mon bonheur de m'entendre avec lui. — Un seul correctif. — Anglais et français. — Le grec nous réconcilie. — Les grecs qu'il faut lire. — Une petite lacune dans Emerson. — Les Latins. — Traductions en vers ou en prose ?

— Faut-il lire les originaux ? — Les Anglais. — Italiens, Allemands, Espagnols. — Les Français: liste plus complète. — Prose française, poésie anglaise, et les Grecs. — Les grands américains. — Liste réduite à quatorze noms. — Adieu à mes élèves. Tristesse.

Cambridge: Imprimerie de Jean Wilson et Fils.

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