MADAME DE L AN SS AC
vous plaict leur ordonner pour le seruice du Roy . pour lequel Monsieur de Lanssac atousiours, quand l’occasion sen est offerte, despendu (1) , comme il despend encores, fort librement le sien. Dieu veuille que sa perseuerance et ses actions non mesprisables fortifient les gens de bien en la bonne oppinion en laquelle ils l’ont tenu sans que les faulxces calompnies de noz ennemis et de ceulx qui sont cause des miseres de se royaume les puissent constraindre habandonner le corps de la villité (2) pour en suivre l’ombre, jugeant de ce que mon mary doibt estre , par les choses non advenues , et non par les passées et presantes. Monsieur, atendant la responce quil vous plairra me faire, je vous baiserav bien humblement les mains et à madame la mareschale, votre femme, à laquelle ie suis semante fort devotieuse.
» Monsieur, je prie Dieu vous donner en santé heureuse et longue vye.
» A Bourg, ce vje feurier 1585.
» Votre bien humble et obéissante alliée à vous fere seruice.
» A. Raffin Poton. »
Voici un autre parent du maréchal qui a son mot à dire. C’est David Bouchard, vicomte d’Aubeterre, baron de Pauléon , sénéchal et gouverneur de Périgord, charge dans laquelle il avait succédé à son beau-père, André de Bourdeille , frère aîné de
(1) Dépensé.
(2) G’est-à-dire , abandonner la majorité des habitants de la ville pour suivre la minorité.