‹ Causeries d'un curieux (volume 2)Chapitre 26 sur 97 · CARTULAIRE DE M AT I G IN 0 ÀN · texte numérisé non relu

CARTULAIRE DE M AT I G IN 0 ÀN

en galant homme le port de Brouage contre les Huguenots. Mignon disgracié et fort malmené, en 1580, pour un propos indiscret tenu à sa femme, Jeanne de Cossé-Brissac, et répandu par elle, touchant le Boi, il n’en était pas moins resté dans le devoir.

Les Lanssac ne bronchèrent point non plus dans leur fidélité. Outre les lettres de celui qui précède, on en a du plus jeune des frères, nommé Charles de Saint-Gelais , seigneur de Pressy, mort à vingt ans, en 1586, et qui était issu du second mariage de Louis de Lanssac avec Gabrielle, fille de François de Rochechouart, seigneur de Mortemart. Ce Charles, qui portait les armes, dès sa première jeunesse, à une époque où toute créature valide marchait sous le harnois, avait adopté le nom de Duras, d’une terre qui lui appartenait en Guyenne. Le Roi l’avait désigné « pour entretenir Sainct Tou rens » . Voici une de ses lettres, écrite dans l’année de sa mort, au maréchal de Matignon.

» Monsieur, iaues renuoié vers mon frere de Lanssac, despuis que ie vous alis treuuer a Seint Seurin ; ien ay eu se matin responsse, qui me donne esperasse de voir les armes au crochet de ce coste la, combien quiïz aient mis dedans quelques arquebusiers qui estaient à Soubise. Ils sont conduitz par le capitaine La Faioîe. Le Landereau se doit ioindre a mondict frere auecques des forses de terre a chenal et a pie , et trois navires fournis dhommes. Si bien quilz font estât de sinq bons vaisseaus grands sans les petitz. Ce nest pas

Lettre de Charles de Lanssae- Duras

au maréchal de Matignon,

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