‹ Causeries d'un curieuxChapitre 114 sur 124 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

482 RENOVATION GENERALE DES LETTRES, mot : ÎSo disons pas de mal de l'antiquité : cela porte malheur.

Enfin, me voici à Brindes, le terme de ces Causeries sur l'Antiquité, le terme de ma première étape,

Briindusimii longae finis cliartœqiie viapqiie.

Après un uiot sur les Curieux chinois , entrons dans les temps modernes. La discrétion n'est pas la vertu de notre siècle, et les ^ens qui ont écrit des lettres ne savaient pas à quoi ils s'exposaient. Si vous promettez. Ami Lecteur, de n'en rien dire, nous entr'ouvrirons des portefeuilles, nous décachetterons quelques épîtres, et nous surprendrons les grands hommes en déshabillé. Hâtons-nous; jouissons des révélations qui nous sont acquises; car aussi bieiî, par les indiscrétions qui courent, ceux qui de notre temj)S écrivent des lettres sont avertis et vont entrer en défiance. Désormais, je le crains , la plume va s'observer, et les correspondances où najjuère le cœur s'échappait en épanchements involontaires deviendront des apologies déguisées où l'esprit prendra la place du cœur, où l'âme se voilera comme elle le lait si souvent dans les mémoires, dans les chroniques et dans les livres.

FIN DU pp.i:.mh:k volume.

Page 5, ligne 27. On est arrivé au composé, ajoutez : ou, pour parler plus juste, on s'est évertué à s'exprimer et à s'entendre par des moyens plus ou moins grossiers et compliqués avant d'arriver au simple. Des idées concrètes et purement matérielles aux idées abstraites et métaphysiques; du bégaiement des langues primitives au développement des langues dérivées, à la formation de l'instrument commode que fournissent les langues anciennes et modernes; en un mot, de l'homme instinctif à l'honune raisonnable et civilisé, il y a inie distance immense , et cette distance n'a pu être franchie qu'à force d'essais, d'observations, de rapprochements successifs. Il n'appartient qu'à la Suprême Intelligence d'aller droit, dans sa marche, aux lois les plus simples.

Page 12, avant-dernière ligne. Thermosiris, Usez : Termosiris.

Page IG, ligne 1. ^I. Jourdain, a/oiitcz : et ^ï. de Soissons.

Page 26, ligne 16 de la note. Un platonicien, lisez : néoplatonicien.

Page 38, ligne 2 de la note, ajoutez : Les Constitutions dites ApostoUifues sont de date fort postérieure aux temps tout à fait primitifs de l'Eglise. Mais, à peu près contemporaines de la grande queielle des iconoclastes, elles n'avaient fait que réduire en corps de doctrine ce qui était depuis longtemps de tradition et de coutume.

PajjO 39, avant l'alinéa, ajoutez : Les plus anciennes catacombes de Rome, celles de Saint-Galixte, qui remontent au cinquième siècle, en sont la preuve. Les peintures qu'on V a relevées ofirent un caractère moins barbare en ce qu'elles touchent dé plus près à l'antiquité: mais les réminiscences des procédés de l'art ne sont pas les seules qu'elles présentent; elles relèvent souvent encore des données profanes dans leurs symboles, en dépit de leur pensée chrétienne. A mesure qu'on entre plus avant en plein christianisme, la tyrannie du passé faiblit, la transmutation s'opère, et une aurore nouvelle se lève à l'invention de l'artiste.

Paf^e 42, li(jne 14. lUagvetschenskoï, lisez : Tîlagovetschenskoï.

Pa(;e 44, après l'avant-dcrnière liffue, ajoutez : et n'était pas éloijjné de croire que Gicéron était sauvé. Il y a des livres nombreux sur le salut de ce philosophe et sur celui d'Aristote. Les théologiens de Colonne sont les premiers qui aient fiiit d'Aristote un saint. Laudiert Dumont, Sepulveda, Fortunio Leli sont de la même opinion.

Paj^e 53, ligne 17. cette même ville, lisez : cette dernière ville.

Page 69, avant le second alinéa, ajoutez : A première vue, ce nom illustre de Lentulus, partagé par une branche de la grande maison des Cornéliens et par une famille plébéienne de laquelle était le tribun du peuple C. Cornélius, défendu après son tribunat par Cicéron , paraissait bien choisi pour une supposition. Les Lentulus avaient fréquemment rempli de hautes charges, et l'un des meilleurs amis du grand orateur, l'un de ses correspondants, PrnLius Lentulus, surnommé Spinther, appartenant à la branche patricienne, avait été proconsul en Asie pendant trois ans. Peut-être est-ce à lui qu'avait songé l'auteur de l'apocryphe. Mais d'abord le gouvernement d'Asie était tout à fait distinct de celui de Syrie, dont relevait la province de Judée; ensuite ce Publius était le contemporain et l'ami de Marcellinus, et l'un fut le successeur inunédiat de l'autre au consulat. Il

y eut bien aussi plusieurs consuls, presque contemporains ou même contemporains <lii Christ, qui poi'tèrent ce nom de Lentulus, mais , comme nous Pavons dit , aucun d'eux n'a exercé de fonctions en Judée.

Voici la date de leurs consulats : Lucius Cornélius Lentulus, trois ans avant notre ère; Cossus Cornélius Lentulus- Gétulicus, deux ans avant; Publius Cornélius Lentulus Scipio, consul substitué l'an 7 après la venue du Messie ; Servius Cornélius Lentulus 3Ialu(jinensis, également substitué l'an 10; Cornélius Lenlulus Isauricus, l'an 25; Cnéus Cornélius Lentulus Cossus Gétulicns, l'année suivante.

Page 79, ligne A, ajoutez : Il paraît que tous les procurateurs romains qui ont précédé Pilate , et qui avaient été peu renouvelés, avaient toujours eu l'attention, avant d'entrer dans Jérusalem, de dépouiller les étendards de leurs troupes des enseignes à effigies des empereurs , pour ménager les susceptibilités religieuses de la Judée. L'historien Josèphe ne se plaint que de Pilate, qui blessa le sentiment national en faisant entrer sans scrupule les enseignes déployées. Mais les protestations des Juifs furent alors si vives et si fermes, qu'il finit par renvoyer les étendards à Césarée. {Antij. Jiid., XVIIl, III, i, et Giierr. JuJ., II, ix, 1-3.)

Page 108, ligne 4. seize ans, lisez : dix-sept ans.

Page 110, ligne 12. théâtre, lisez : sanctuaire.

Page 125, note 3. Ch. xix, lisez : De republ., VI. De somnio Scipionis. Ce morceau a été conservé par Macrobe. « Imo vero, inquit, ii vivunt, qui ex corporum viuculis tanquam e carcere evolaverunt; vestra vero quœ dicitur vita , mors est. d

Page 202, ligne 10. Drolling, lisez : Gros.

Page 231, ligne 2. établissement de poste, ajoutez : à l'usage des particuliers. 11 n'existait de service de courriers que pour le transport des correspondances officielles. Voir les savantes

recherches de 31. de la Boulave sur les postes chez les llomains.

Page 234, ligne 8. les Scrinii, lisez : les Scrlnia.

Page 240, ligne 2, à la note, les Espagnols, ajoutez : et les Anglais. Terminez la note par ces mots : En anglais, il se dit des secrétaires emplovés surtout à écrire sous la dictée.

Page 247, après la seconde ligne, jijoutez : Il y avait encore luie certaine classe toute spéciale de scribes, c'était celle des graveurs sur pierre appelés Mannorarii (Orelli, n"* 2507, 3534, 4219, 4220, et supplément de Henze, n" 7245), et des graveurs sur bronze, qui avaient fini par former une corporation , comme Pétablit inie inscription reproduite par Orelli (n° 410G). Ces sortes de scribes étaient des affranchis ou des hommes libres. On a déjà vu, page 177, qu'il ne fallait pas non plus beaucoup se fier à l'œuvre de ces graveurs, et l'indignation de plus d'un auteur ancien en témoigne. Cependant, on n'admetlaii dans leurs rangs ni fcnnues ni enfants, ce qui diminuait les chances d'erreur. Ensuite leur besogne, d'abord fort négligée, avait fini par être surveillée, siu'tout vers la fin de la république. Elle le fut plus activement encore sous Auguste. Aulu-Gelle rapporte que Pompée consulta Cicéron sur la rédaction d'une inscription (I, 1); et Suétone nous apprend qu'Auguste, sévère en matière de langage, destitua, comme ignorant et grossier, un pauvre lieutenant consulaire pour avoir écrit ixi au lieu àlpsi (Octav. Aiicj.^ 88). Contradiction bizarre, car ce même empereur, assez curieux du bien dire, à la fin de sa vie, pour écrire suivant Suétone, toutes les paroles qu'il avait à prononcer, même ses conversations particulières avec Livie, n'avait nul souci de l'orthographe, prétendant qu'on écrivît comme on parlait (IhiiL, 84 et 88). On eût pu, de sa part, s'attendre à une indulgence plus large eu dehors de l'orthographe.

Page 160, note 1, ajoutez : 31. Alexandre, de l'Institut, a publié ce qui nous est parvenu de ces textes svbillins, et il en a discuté l'authenticité avec toutes les lumières de l'érudition moderne.

ERREURS ET OMISSIO?^S. 487

Pafc 262, li.'mc 1. histoires romaines, Usez : histoires anciennes. Et ajoutez : Est-il un écrivain phis imposant, plus impassible, plus sage et froidement impartial, plus rempli de sens pratiqiie que Thucydide, — Thucydide qui lègue ses écrits n à tous les siècles », suivant sa propre expression (livre I, ch. xxii), et dont l'austère sévérité'd'études préparatoires, la hauteur de vues, la dignité d'âme, rendent légitime cet orgueil qui^se met en face de la postérité? Grand d'une autre manière qu'Hérodote, qui est poète autant qu'historien, il est concis, condensé. Dédaijjneux des considérations générales qui refroidissent l'action, il marche toujours droit au drame, et peint à grands jets, sans songer à peindre, sans s'inquiéter des demi -teintes et des ombres, sans jamais se mettre en scène. Ses harangues sont nombreuses, mais rapides, et il dit si juste en s'abstenant de réflexions, qu'il saisit son lecteur et l'entraîne par la vigueur du style et la puissance de la pensée. Comment ne pas admirer les grandes histoires romaines —

Page 262, ligne 22. Qu'inq^orte en effet, ajoutez : que les harangues de Thucvdide soient, comme il l'avoue luimême, un résumé ou \\n développement de ce qui a été dit en léalité; qu'importe que Périclès ait prononcé la fameuse oraison fiuièbre qui est un Ae$. plus beaux morceaux de la littérature antique, et que les ambassadeurs de Corinthe et d'Athènes aient plaidé ou non la paix et la guerre devant l'assemblée de Sparte, connue ils le font dans l'histoire de la gueri-e du Péloponèse; qu'importe enfin —

Page 271, antépénultième ligne. Son ami, l'ami d'Atticus et de Pompée, lisez : L'antiquité possédait d'autres lettres de Pompée que celles dont nous venons de parler, lîllles étaient de sa jeunesse et toutes adressées à Sylla, soit de la Gaule, soit de l'Afrique, où l'avait envoyé le Dictateiw. On rapporte qu'après les avoir lues, Sylla n'avait pu retenir son admiration pour la valeiu- et la précoce sagesse de ce jeune homme. (V. un IVagiiient de Diodouk di; Sicile, p. 575 du second vol., édition de Firinin Didot. Cf. Plutahque, Vie de Pomjiee.)

I^'ami (le ce incMiie Pompée, d'Atticus et de Cicérou ,

Pa{je 280, li(jne 14. Prlscus, lisez : Gallus.

Pafjc 292, ligne 3. Etthnal-el-Daiilet, li-icz : Ettémad-ed- Daulet.

Page 355, lifjne 21. Apelles, ajoutez : dont le nom est comme celui du dieu de la peinture; l^rotogène, qui peignit le portrait de la mère d'Arislote et fit un chef-d'(cuvre exquis de la figure du chasseur lalise de Uliodes; Philocharès,

Page 3()4, ligne 1(5. Marcus Junius Brutus , lisez : Déciluus .Innius lîrutus.

Page 415, ligne G, à partir de l'alinéa, de Pavv, lisez : de Pauw.

Page 474, ligne 4. de Lesbos, un des syudiolcs, lisez : de Lesbos , Alcée, un des symboles.

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