‹ Causeries d'un curieuxChapitre 57 sur 124 · PAPYRUS ÉPISTOLAIRES GRECS · texte numérisé non relu

PAPYRUS ÉPISTOLAIRES GRECS

à ce qu'il eût touche ; la mort eût eu poiu- lui des indiscrétious dont il nous eût fait confidents ; et si ces curieux débris qu'il travaillait à reconstruire, et dont M. Brunet de Presie continue le recueil, ne fournissent point à ses successeurs un fonds assez riche pour y moissonner des idées générales, l'histoire des mœurs publiques et des mœurs intimes de ces vieilles sociétés aura amplemciit ;i y glaner.

Parmi les autom-aphes îjrecs assez anciens et authen- lenre ciuii

^ * cmjiorpiir

li(jues, on peut citer une lettre sur papyrus d'un hy/amin. enq^ereur de Constantinople, conservée autrefois dans le Trésor de Saint-Denis, et dont le père Montfaucou a donné \e fac-similé (1). Il avait cru lire au bas : Co7istantinus; c'est, je crois, M. Hase ([ui a fait remarquer le premier, à son cours de paléo^jraphie (grecque, que l'usa^je des empereurs byzantins n'était pas de signer. Ils se bornaient à tracer de leur main, en Manière

de si{;ner

encre de pourpre dont- ils avaient le privilège, le mot desen)|)Pieiirs

hyzanliiis.

Lcgimus, soit avec ime sigle, soit en toutes lettres, au bas des épitres grecques. Ainsi averti, on a reconmi qu'il fallait lire en e^^ei Lcgimus, contrairement à l'opinion de INIontfaucon. Pour quelques-uns, écrire ce seul mot était déjà une grande affaire. Ainsi, Procope raconte que l'empereur Justin l'Ancien (empereur en 518) étant tout à fait illettré, on avait dressé poiu' lui une planchette où était découpé son monogrannne en (luatre lettres. On posait la planchette sur la i)ièce ;i Sii;na(me signer, et l'empereur n'avait qu'à suivre avec son ro- ompereur

l)y7.aiitiii ijiii

seau les interstices du bois. Encore Procope prétend-il ne savait pas

sij;nor.

(1) Palxoçjrapliia rjrxca. Parislis, 1708, in-fol., p. 266.

qu'il fallait lui tenir la main (1). Il en fut, dit-on^

Autre de même de Théodoric le Grand, roi des Ostro^oths

illettré. et fondateur de leur monarchie en Italie , qui signait

son nom en suivant dans une lame d'or la découpure

laite de ses initiales Thkou A l'article du Moyen

âge , nous reviendrons sur ce prince étrange , l'une des plus curieuses figures de l'histoire (2).

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