Étudiant qui a terminé tous les cours
EN WAGON
je n'entendis que quelques mots : «Trinquons, et hourra ! hourra ! L’étudiant est libre !
« Vive le saint amour de la femme ! Qui ne sait chanter, ni boire, ni aimer, celui-là l’étu- ’ diant le méprise. Hourra ! l’étudiant est libre ! »
L’étudiant a, en effet, de bien grandes libertés en Allemagne. Cependant nos Philistins * commençaient à trouver qu’on faisait dans le wagon presque autant de tapage que s’il eût été une rue de la ville académique. « Plus qu’une seule ! » dit un des écoliers, qui n’avait pas encore chanté; et le voilà qui part, mais cette fois sans hourra.
« Droit hors du cabaret, je m’avance en ce moment. O rue ! quel air étrange je te trouve !
Je cherche ton côté droit, je cherche ton côté gauche : tout est renversé. O rue! je vois que tu es ivre !
« Pourquoi donc, ô lune ! me regarder ainsi de travers? Pourquoi cet œil ouvert et l’autre fermé? Tu as trop bu, la chose est claire. N’as-tu pas honte, n’as-tu pas honte, ma vieille amie ?
« Et maintenant les lanternes ! Que se passet-il donc, grands dieux? Voilà que les lanternes ne savent pas se tenir debout; elles vacillent et