‹ Causeries et méditations historiques et littéraires (volume 2)Chapitre 11 sur 15 · SONN£T LIX · texte numérisé non relu

SONN£T LIX

tf Qui gil dans ce grand sépulcre? Quoi est celui que désignent les illustres armoiries do ce massif écusson? — Rien 1 car c'est à cela qu'arrive toute chose ; mais ce fut autrefois un ôtre qui possédait tout et qui pouvait tout.

« Il fut roi , et il remplit tous les devoirs d'un roi ; il fit avec un soin égal la paix et la guerre. Que la terre lui soit aussi légère à cette heure que son bras fut autrefois pesant au Maure farouche !

(4) Voy. M. Francisco Alexandre Lobo, ouvrage cité , p. 209. (2) Mort en 1557.

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« — Serait-ce Aleiandre? — Que pereonne ne s'y trompe ; on estime plus celui qui sait conserver que celui qui n'a su que Conquérir. — Serait-ce Hadrien, ce puissant maître du monde?

« — n observa mieux les lois d'en haut. — C'est donc Numa? — Non ; c'est Jean III de Portugal , et il restera sans second. »

Faria e Souza croit que Camoens composa vers cette époque sa onzième églogue, qui fut publiée frauduleusement, comme plusieurs autres de ses poésies diverses, dans les œuvres de Diogo Bemardes (i). Cette églogue est empreinte d'un profond sentiment de tristesse.

Dès les premiers temps de son retour à Lisbonne, Camoens se lia d'amitié avec un écrivain distingué, le licencié Manoel Correa, curé de Saint-Sébastien et examinateur synodal de l'archevêché de Lisbonne. C'est à ce digne et savant homme que nous devons de connaître les traits de Camoens; il fit faire un portrait de l'auteur des LusiadeSj portrait , que Faria e Souza a fait graver sur cuivre et a placé en regard du sien, dans son Commentaire des Lur siades de lôSg. Déjà Manoel de Faria Severim avait publié un buste de Camoens dans ses Discursos varias epoliticos , en nous apprenant seulement que l'original appartenait à son neveu Gaspard Seve-

(4 ) Ce poëte , qui n'était pou rtant pas sans mérite , est accusé par quelques critiques de s'être approprié plusieurs églogues et neuf sonnets de Camoens , et d'avoir altéré d'autres pièces du même poëte pour se les attribuer. Cette imputation honteuse n'est pas absolument prouvée.

rinié Ces deux portraits diffèrent assez peu pour qu'on puisse les regarder comme les copies d'une même peinture (i). Dans l'un et l'autre les traits sont nobles et d'une expression sévère. Nous savons, d'ailleurs, par Severim, que Camoens était de taille moyenne; qu'il avait le visage plein, le front proéminent, le nez fort, la barbe et les cheveux d'un blond qui tirait sur le safran. c€ Quant à son humeur, dit le même écrivain, elle était gaie et facile; mais, av^c l'âge, il devint un peu mélancolique. » Il faut convenir qu'on aurait pu le devenir à moins. Cependant Camoens touchait au moment d'achever sa grande œuvre. Son poème allait enfin voir le jour. Il l'avait rêvé à Coimbre, commencé à Santarem, continué à Ceuta; il en avait presque terminé six chants avant son départ pour l'Inde (2); il l'avait repris à Goa, presque achevé à Macao, revu à Sofala. En 1670, il récrivit le dixième chant à Lisbonne, et ajouta une dédicace et un épilogue, où il adressait à Doni Sébastien de mâles et sévères conseils. Honteux de voir le Portugal soumis à deux prêtres (Luiz et Martim Gonçalves da Camara, le

(4) La médaille de Camoens, frappée en 4782 , a eu pour modèle un portrait peint que possédait le marquis de Niza , neuvième descendant de Yasco da Gama. Cette médaille est gravée dans Touvrage de M. John Adamson , tome II , p. 270.

(2) Manoel de Faria e Souza a vu un manuscrit des six premiers chants deslMsiades^ delà même main qui avait copié les Décades de Jean de Barros et , par conséquent , antérieur au départ de Camoens pour Goa.

premier, confesseur du jeune roi^ le second, grandinquisiteur et ministre dirigeant), il osa dire au faible monarque :

« Avec quel soin un roi qui veut bien gouverner ne doit-il pas veiller au choix de ses conseillers ! Il faut qu'il ne s'entoure que d'hommes de conscience et de probité , doués d'un sincère amour de la patrie. Ce n'est pas sous l'humble et pauvre manteau de l'anachorète, à l'ombre duquel l'ambition marche souvent cachée, qu'il doit aller chercher des ministres. »

Toutefois, le a4 septembre 1571 (et lion le 4> comme le disent Faria e Souza (i) et M. Francisco Alexandre Lobo), il obtint le real alvarâ qui lui permettait d'imprimer. Quelques écrivains, notamment MM. Barreto Feio et Monteiro, ont prétendu que de nombreuses corrections et suppressions avaient été imposées à Camoens par la censure ecclésiastique (a). Que notre poète ait modifié plusieurs parties de son ouvrage, entre autres, quelques octaves du chant neuvième, par le conseil des religieux de Saint-Dominique avec lesquels il était fort lié, cela nous est attesté par une note de Manoel Correa (chant ix, oct. 71). De plus, Faria e Souza a conservé dans son commentaire deux assez longs fragments que Camoens paraît avoir volontairement retranchés du dixième

(4 ) Jîtmas vaYio;^^ vida del [)oela, § 27.

(2) Obra^ complétas de L. de Camôes , Hamburgo , 4834 , t. lï, page Lv.

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chant ( I ) . Mais quant à des corrections ou suppressions qui lui auraient été imposées par le saintoffîce^ il ne nous est parvenu, à cet égard, que très-peu d'indices. MM. BarretoFeio et Monteiro citent la note suivante de Manoel Correa sur l'octave 81 du chant neuvième : « Si le poète ne s'était pas donné trop de liberté et ne se fut pas permis quelques mots qu'il aurait pu éviter, la fiction en elle-même est poétique et excellente, comme le sont toutes ses productions. C'est pourquoi on lui a fût corriger quelques octaves et. on en a dénoncé (declararao) quelques autres (2). » Cela n'est pas très-concluant. Au reste , comme c'est dans le même chant que se trouve le fameux vers Tra la Spiga e laman...y on conviendra que la censure a été fort inattentive ou fort indulgente. Il faut aussi . remarquer, comme une preuve de confiance peu ordinaire que le privilège s'étendait aux chants subséquents que Camoens pourrait vouloir ajouter. Enfin, en 1572, parurent les Lusiades,

[\) ÏMsiadas comentadas por Manoel de Faria e Sousay Madrid, 4639, tome II, pages 41 S et 428. Le premier fragment est composé de dix octaves et le second de onze. Il est surprenant que les éditeurs subséquents n'aient point reproduit ces passages qui , bien que condamnés par le poëte , ne sont pas moins dignes d'intérêt.

(2) MM. Barreto Feio et Monteiro disent avoir extrait cette note de l'édition des L-usiadesde 1613. Dans l'exemplaire de ce livre que j'ai sous les yeux, le commentaire des octaves lxxxi et lxxxii du chant neuvième est resté on blanc. Est-ce que tous les exemplaires de l'édition do 1613 no seraient passcjublables?

Cette épopée était la première qui eût encore vu le jour dans une langue moderne. Aux charmes d'une poésie ravissante elle joint tout le sérieux de l'histoire et tout l'intérêt d'un voyage de découvertes. Elle n'a pour théâtre qu'un vaisseau, pour horizon que le ciel et la mer, pour points de relâche que les ports de Mozambique, de Mélinde et de Câlicut, où l'équipage aborde à peine; et, cependant, tel est l'art du poëte, qu'avec si peu d$ matière, rien n'égale la variété des tableaux qu'il' fait passer sous nos yeux. On a dit souvent deShaks:peare qu'il est le meilleur historien de son pays ; on en peut dire autant de Camoens. U chante, comme l'indiquent le titre et le début de son poème, tout ce qui fait la gloire du Portugal; mais il est l'historien et non le flatteur de sa patrie. Peintre enthousiaste des batailles d'Ourique et d'Aljubarrota, il gourmande avec rudesse ses contemporains dégénérés. Deux admirables morceaux, trop exclusivement loués, l'épisode d'Inez et la fiction d'Adamastor, sont loin, suivant moi, d'éclipser les autres parties du poème. U reste au lecteur des larmes pour d'autres infortunes non moins touchantes, et de l'admiration pour d'autres fictions non moins heureuses. L'apparition de llndus et du Gange, l'entrevue du roi de Mélinde et de Gama, qui, par la vérité du costume et des mœurs, produit une si complète illusion; lés sinistres prédictions du vieux Portugais, écho des préjugés vul-

gaires, qui ne manquent jamais de protester contre l'héroïsme; l'aventure de Velloso avec les Sauvages, où la gaieté se mêle à l'intérêt ; la scène de mer, si bien décrite, qui précède le récit chevaleresque du tournoi des douze Portugais ; toutes ces beautés et mille autres , gracieuses ou terribles , sévères ou passionnées, se disputent l'admiration. Combien surtout on partage les regrets de Gama, forcé d'ensevelir sur une grève étrangère plusieurs de ses infortunés compagnons ! Qu'elle sort bien du fond de l'âme d'un poète navigateur cette réflexion mélancolique : a Oh ! que Thomme aisément trouve icibas sa dernière demeure ! Un peu de sable remué sur le rivage, quelques vagues fugitives, reçoivent indistinctement la dépouille mortelle d'un héros ou les restes d'un obscur soldat (i)! » Dans ces derniers temps, la critique a surtout reproché à Camoens d'avoir employé la mythologie dans un sujet chrétien (a) et d'avoir jeté son poème dans le

(4) Lusiadas , cant. Y, oit. lxxxiii.

(2) Cette objection a été faite à Camoens, au moment de la publication de son poëme , par des scrapules théologiques et non pas seulement littéraires. On peut lire dans Tédition des LusiadeSj donnée, en 4 597, par Manoel de Lyra, la permission d'imprimer qui contient une réfutation étendue de trois griefs imputés au po'éte. Le premier était de s'être servi fréquemment de l'expression les diewc; le second de faire intervenir- comme régulateur des événements le destin ou F(ttum , au lieu de la providence ; le troisième , d'appliquer l'épithète de divin à des objets fort terrestres. Sur ces trois chefs le bon examinateur , Frei Manoel Coelho (il est juste de le

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vieux moule des épopées antiques. Tout en admettant que ces reproches soient fondés dans une certaine mesure, nous ferons remarquer que l'imitation des formes de la poésie antique n'est pas moins frappante dans Milton qxii est reconnu, pourtant, sans contestation , pour un génie créateur. L'originalité absolue en poésie, comme en toute chose , est une prétention chimérique. Homère , Dante et Shakspeare, plus encore par leur position chronologique que par leur génie, nous paraissent avoir tout créé. Aucun écrivain ne peut se vanter de ne devoir rien à personne. Au lieu de reprocher à Camoens de s'être appliqué à reproduire les formes de l'antiquité, la critique aurait mieux fait de louer tout ce qu'il a su verser dans son poëme d'inspirations originales et de sentiments intimes. Ce qu'il aurait été juste de signaler, c'était cette langue toujours naturelle et simple qui si souvent atteint la plus haute poésie. par le mot propre; c'était cette mélancolie mêlée à la fierté chevaleresque, deux sentiments inconnus des anciens et rarement réunis chez les modernes; c'était cetinstinct de navigation, cette passion de la mer qui se fait remarquer dans chaque vers; c'était ce penchant à se mettre soimême en scène et à se plaindre du sort et des hommes, habitude qu'il n'a pas prise d'Homère, qui

nommer), disculpe Camoens avec autant de bon sens que de charité, et rend 1 hommage le plus complet à l'orthodoxie du grand po'ëte et à la beauté de son ouvrage.

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ne parle jamais de lui, ni même de Virgile qui en parle si rarement ; c'était ce mode de narration plus lyrique qu'épique qui rompt la série des faits et procède, comme Byron , le plus souvent par apostrophes et par bonds : tels sont les caractères de l'épopée de Camoens, caractères qui sont devenus comme le type de la poésie actuelle et qu'on retrouve au plus haut degré dans les écrivains les plus célèbres de notre époque.

Le succès des Lusiades fut immense, puisque, chose presque inouïe en Portugal, l'auteur publia une seconde édition de son poème dans la même année ( i ). Son nom et même sa personne devinrent très-populaires à Lisbonne. Faria e Souza nous apprend que le peuple s'arrêtait dans les rues pour le voir passer (2).

Pedro de Mariz et Barbosa Machado racontent qu'un certain Pedro da Costa Perestrello, qui avait composé un poëme sur le même sujet, renonça à le faire paraître. De nos jours, le père José Agostinho de Macedo s'est montré moins respectueux; il n'a pas craint d'entrer en lice contre l'Homère portugais. Le succès des Lusiades ne se démentit pas; en 161 3, suivant Pedro de Mariz, il s'en était déjà

(1) Cette seconde édition est préférable pour la correction à la première , comme Ta prouvé le savant et judicieux M. Mablin , dians sa lettre à TÂcadémie royale des sciences de Lisbonne sur le texte à!&&ÏMsiiaàes.

(2) Rimas varias, vida del poeta , § 34.

vendu douze mille exemplaires et, en 16249 vingt mille, suivant Severim. Le Tasse, qui n'avait pas encore publié la Jérusalem délii^récj adressa un beau sonnet à celui qu'il regardait comme son guide, et dont il devait bientôt être le rival (i).

Soit que les conseils adressés par Gamoens au jeune roi eussent déplu, soit que les finances de l'Etat fussent obérées par les préparatifs de la malheureuse expédition d'Afrique, la pension qu'il obtint pour ses seize années de services militaires (car je ne pense pas que son poème ait été porté en ligne de compte) ne fut que de i5,ooo reis, 100 fr. environ, ce qui représente à peu près 5oo fr. d'aujourd'hui. Une clause du brevet lui enjoignait de résider à Lisbonne (na corté), et de le faire réviser tous les trois ans (a). Cette somme, quelle que modique qu'elle fut, lui était inexactement payée; aussi disait-il quelquefois en riant qu'il voulait demander au roi de changer ses quinze mille reis ^1 quinze mille coups de fouet pour ses ministres.

Camoens ne fit plus que peu de vers après la

(4) C'est peutrôtre au sonnet du Tasse que Gamoens fait allusion dans la seconde moitié de ce vers : BeUs me ouça , e Tibre me levante. — Gamoens a, de son côté, loué le Tasse et associé son nom à celui de Boscan dans le sonnet cclxxx. D est vrai que quelques critiques pensent qu'il s'agit en cet endroit du père de Torquato Tasso.

(2) Voyez Pedro de Mariz et Manoel de Paria e Souza. — Dom José Maria de Souza dit tous les six mois , je ne sais d'après quelle autorité.

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publication des Lusiades. Peut-être est-ce à cette époque qu il composa la requête poétique qu'on lui attribue , et dans laquelle il justifie une jeune femme , emprisonnée dans le Limoeiro de Lisbonne, pour avoir été infidèle à son mari qui voyageait dans rinde. En 1 576, il adressa des stances (1) au roi Dom Sébastien , à l'occasion d'une flèche que le pape lui avait envoyée pour l'exciter contre les Maures. Dans sa quatrième élégie, adressée à Dom Leoniz Pereira, le vaillant défenseur de Malaca, il recommande à la bienveillance de ce gentilhomme le livre des histoires du Brésil , qui avait paru en 1676, et que lui dédiait Pedro de Magalhâes Gandavo. L'année d'après, il fit un sonnet en l'honneur de Dom Luiz de Atayde, nommé pour la seconde fois vice-roi de l'Inde (2).

Malgré \Ê célébrité que lui avait donnée son poème y Gamoens vivait dans la retraite , car sa pauvreté était extrême. Il habitait une petite chambre dans la maison attenante à l'église du couvent de Santa Anna des religieuses franciscaines , au bout d'une petite rue qui conduisait à la maison des jésuites. C'est probablement au voisinage de ces religieuses qu'il faut attribuer son gxliv^ sonnet, adressé à une très-jeune et jolie personne qui prenait l'habit de cette maison.

(4 ) On a déjà prévenu que les estonctVM sont de véritables épltres. Ces sortes de pièces sont composées de strophes en nombre inégal, mais toutes de huit vers.

(9) Sonnet cxcxi , inséré dans les œuvres de Diogo Bernardes.

Dôm Sebastien , marchant contre TAfriqiie , ne choisit pas Fauteur des Lusiades pour son poëte. Diogo Bemardes obtint l'honneur de cette charge, qu'il paya par ùné longue captivité chez les Maures. Malgré une aussi injuste préférence , Camoens s'apprêtait 9 suJfysrntFariaeSouza, à chanter cette campagne qui fut si fioneste à son pays.

Il était alors honorablement reçu dans la famille du conite de Vimioso et surtout dans ceHe de Dom Gonçalo Coutinlio. Il passait même «biivent des mois entiers dans le domaine de ce derriieràVigueiras (i); malheureusement une mission diplo-^ raatiqae paraît avoir éloigné ce seigneur de Lisbonne, et priva Camoens de son meilleur appui.

Cependant, la verve de noti^ poète, jusque-là si abondante et si facile, commençait à tarir. Pedro de Mariz rapporte qrfun hommc^ricfae et de qualité , Dom Ruy Dias da Camara (Fàriâ e Souza l'appelle Dom Ruy Gonçsfles) lui cointnancFa une tradùctroh dieà ^saumeis de la përtitencé. Laf besogne n*avànçaît pas. L'acheteur s'en pfàïgnft durement au poète, qui lùî répîondit avec dbiiceur : a Quatid je faisais des vers, j'étais jeune, bîeii portant, àniourèux', entouré de raffèctîon de beaucoup d'aiiii^ et ïfe la faveur des' danies; cela me réchauffait et animaitmaterVe. Aujourd'hui je' n'ai pïu« d'esprtt; jte n'ai pltis^coeur k rien. VoSéi mon

(i) Voy. Barbosa Machado, art. D. Gonçalo Coutinho.

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Javanais qui me demande deux moedas (i) pour avoir du charbon, et je ne puis les lui donner. » Cependant il trouva encore un chant funèbre pour Dona Maria , fille du roi Dom Manoel y princesse belle et savante (a) , qui mourut l'an 1578. En de meilleurs teiûps , Finfante Dona Maria avait établi dans scm pdais une académie composée de femmes j ràtre lesquelles brillait la célèbre Aloy sia Sigea, de Tolède. Voici cette épitaphe :

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